Collège d'Hypnose de Paris: une Formation Ericksonienne

Hypnoscope Février 2018 - Actualités Thérapeutiques



L'hypnose et l'auto-hypnose aux urgences - Hypnose web

Pourquoi l’hypnose aux urgences en particulier ?
 
En 2017, la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU) s’est positionnée en recommandant l’hypnose thérapeutique comme technique complémentaire adapté aux soins d’urgences… une technique qui ne se substitue pas aux traitements antalgiques médicamenteux, mais intervient en complément de ces dernières avec pour objectif l’amélioration de la qualité des soins aux urgences.
 
Premièrement, c’est un excellent moyen de communicationnotamment auprès d’un patient en détresse dans un contexte d’urgence ressentie. Deuxièmement, c’est un outil qui permet aux soignants de rajouter du confort personnel dans leur travail. Troisièmement, les urgences sont l’endroit idéal pour pratiquer, les résistances des patients y sont au plus bas... Cette technique est efficace tant sur la douleur et le stress que nous ayons à réaliser un geste technique ou pas...
 
Les indications sont les suivantes :
 
- les réductions de fractures et de luxation d’articulations ;
- les sutures ;
- les ponctions lombaires, pleurales, veineuses... ;
- les drains thoraciques ;
- gestion du stress et de la douleur en toutes circonstances en pré-hospitalier (ex : coronarien, polytraumatisé…) et dans le service ;
- gestion du stress de l’appelant au centre 15. 
 
Les contre-indications sont les suivantes : 
 
- pathologies psychiatriques décompensées ; 
- prise de toxiques (alcool, stupéfiants, sédatifs…). 
 
Hypnose formelle pour accompagner des gestes douloureux anxiogènes
 
Il est important d’éviter d’annoncer le déroulé des soins avec toutes les connotations négatives en relation avec la douleur, et bien au contraire d’en parler de manière rassurante, en employant des termes bienveillants, positifs. Dans un article de Pain... ​Les mots peuvent-ils blesser ?... décrire une procédure en termes de douleur ou d’événements indésirables accroît la sensation de douleur ou d’anxiété...
 
Il est possible d’adapter notre communication verbale et corporelle pour améliorer le confort moral et physique des patients confrontés à une expérience souvent négative émotionnellement dans le monde du soin. Préférez dire au patient : Soyez rassuré, je vous pose une perfusion, ce ne sera pas agréable et cela va bien se passer" à la place de : "Ne vous inquiétez pas, je vais piquer, ça va faire mal..." Évitez les mots à connotation négative dans l’annonce du déroulé des soins.
 
Comme le pensait Erickson, les patients sont vraiment un réservoir de ressources et nous sommes simplement là pour les aider à les faire émerger.
 
Depuis l’utilisation de l’hypnose, je peux constater que nous avons la reconnaissance des patients, chose qui est très rare aux urgences... Nous permettons aux patients de vivre une expérience unique et très personnelle dans un endroit pas très accueillant et qui, par l’intermédiaire des ancrages, leur permettra de se replonger dans cet état, une fois rentrés chez eux... car l’apprentissage de l’autohypnose est facilité par le contexte de l’urgence ressentie...
 
"Aux urgences, la communication hypnotique est utilisée tous les jours, l’hypnose formelle lorsque l’occasion se présente et l’auto hypnose pour s’apaiser."
Profession IDE
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Hypnose aux urgences : "moins de chimie, un gain de temps" 


Les CHU sous le charme de l’hypnose - Réseau CHU

Méprisée pendant deux siècles par l’Académie, l’hypnose a retrouvé dans le champ médical sa vocation première: soulager la douleur, réduire le stress, apaiser. Elle est actuellement, selon l’INSERM, l’une des pratiques complémentaires les «plus intégrées à l’offre de soins conventionnels». En appoint au bloc opératoire ou de certains traitements et actes médicaux, elle a trouvé largement ses marques à l'hôpital. Retours d’expérience en CHU*... 

 «J’ai vécu ça comme une expérience. On est conscient mais on ne ressent pas la douleur. Bien sûr, j’étais un peu inquiet au début mais l’équipe instaure un climat de confiance rassurant et nous avons discuté tout le temps de l’opération». Pierre a été un des premiers en 2015 aux Hospices Civils de Lyon à bénéficier d’une curiethérapie sous hypnose pour soigner un cancer de la prostate. Pour le Pr Chapet chef du service de radiothérapie, c’est une technique d’avenir: «Le patient après une intervention sous hypnose est rapidement en forme. La reprise d’une activité est possible dans les jours qui suivent l’intervention. Et, il a la satisfaction d’avoir participé activement au traitement». 

Une révolution au bloc
A l’heure où la chirurgie se fait moins invasive et où se raréfient les opérations sous anesthésie générale, l’hypnose a investi l’hôpital dans l’accompagnement des soins douloureux ou des opérations dites «légères»: gynécologie, dermatologie, orthopédie, ablation de la tyroïde, tumeurs de la gorge, chirurgie mammaire, abdominale, thoracique… Elle peut être utilisée seule, en association avec une anesthésie locale ou combinée avec des médicaments antidouleur et/ou des anxiolytiques. On parle alors d’hypnosédation ou d’hypnoanalgésie. L’objectif étant de trouver l’association la mieux adaptée pour chaque patient.  Avec des bénéfices tangibles: réduction de la consommation d’antalgiques et des complications postopératoires, des nausées, vomissements et autres inconforts conséquents à l’anesthésie et à l’intubation. Un vrai gain de confort pour l’opéré et une diminution notable du stress. 

Au CHU de Nîmes, les coloscopies autrefois effectuées sous anesthésie générale le sont aujourd’hui sous hypnoanalgésie. «Dans 25% des cas, nous n’avons recours à aucun anesthésiant et dans 75% à de très faibles doses à des moments critiques», rapporte Guylaine Tran anesthésiste-réanimateur. L’établissement emploie aussi régulièrement cette technique pour la pose de chambres implantables dans le cadre des chimiothérapies: 600 de ces interventions ont été réalisées sous hypnose au cours des trois dernières années. Le service d’hématologie du CHU de Caen pratique lui sous hypnose des biopsies ostéomédullaires (très douloureuses). 

Au CHU de Rouen, l’hypnose est intégrée et utilisée au sein de l’unité du sommeil depuis plus de quinze ans. Elle a entre-temps essaimé de nombreux services. Cette technique est proposée aujourd’hui, par le biais d’une consultation dédiée, pour de nombreuses interventions, comme celle de la cataracte par exemple. L’apprentissage de l’autohypnose est du reste dispensé au centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) associé à l’établissement. «L’hypnose ne sera jamais un anticancéreux, un antibiotique ou un culot globulaire, mais elle pourra faciliter grandement leur efficacité et leur tolérance», relève le Dr Delphine Provost anesthésiste-réanimateur au CHU de Rouen 

Les enfants d’abord !
La pratique de l’hypnose a vite trouvé un très large écho en pédiatrie. Elle est particulièrement adaptée au profil des jeunes patients. Les études montrent que les enfants entre 6 et 14 ans sont les sujets les plus réceptifs à cette technique. De plus, leur stress en arrivant au bloc augmente leur suggestibilité. Initié en 2012 au CHU de Bordeaux, le recours à l’hypnose a apporté un confort inédit à la centaine de jeunes patients atteints de cancer pris en charge chaque année par l’unité d'Oncologie et Hématologie pédiatrique. «Au cours de leur traitement en oncologie pédiatrique, les enfants sont confrontés à de multiples douleurs liées à la maladie, mais aussi plus fréquemment provoquées par les soins: examen de moelle, ponction lombaire, pose de sondes, pansements…, observe le Pr Yves Perel, chef du pôle pédiatrie. Or la prise en charge médicamenteuse peut être insuffisante, particulièrement sur la composante anxieuse de la douleur». 

Grains de beauté congénitaux, lésions dermatologiques. Ces interventions superficielles sont désormais réalisées avec succès sous hypnoanalgésie à l’hôpital Lapeyronie de Montpellier. Plus d’une soixantaine d’enfants de 6 à 15 ans ont été opérés dans ces conditions.
Au CHU de Saint-Etienne, l’hypnose se pratique en hôpital de jour médico-chirurgical de pédiatrie depuis mai 2013 et depuis décembre 2015 au sein des blocs opératoires.

A l’hôpital Trousseau à Paris, l’hypnose a trouvé sa place au sein de l’unité ambulatoire de traitement de la douleur au rang des «techniques de distraction». Une salle «Zen» avec une alcôve dédiée a même été récemment inaugurée pour permettre aux enfants d’arriver en salle d’opération le plus sereins possible.

Au CHU de Nîmes, l’usage de l’hypnose est devenu presque systématique pour les soins prodigués aux enfants. «Cela a vraiment changé ma pratique, confie le Pr Tu Anh Tran, chef du service de pédiatrie. Ils se sentent en confiance, sont plus calmes et nous avons moins recours aux médicaments. Une étude est d’ailleurs en cours aux urgences pédiatriques pour évaluer la possibilité d’utiliser l’hypnose comme alternative au MEOPA (gaz hilarant) pour les sutures, comme c’est le cas jusqu’à présent». 

L’hypnose suscite aussi un engouement dans les maternités. Au sein du secteur d’obstétrique du CHU de Clermont-Ferrand, infirmières-anesthésistes, chefs et internes y ont recours quotidiennement pour accompagner la pose de péridurale ou les césariennes. «C'est une activité nouvelle extrêmement motivante de par le lien qu'elle génère avec le patient et le confort et la grande satisfaction qu'elle lui apporte. Nous avons d'excellents retours et une demande croissante», témoigne Martine Bonnin, anesthésiste-réanimateur. 

Opérer le cerveau sous hypnose
L’hypnose est utilisée depuis plusieurs années au CHU de Tours en neurochirurgie pour la résection de tumeurs cérébrales. Le Dr Ilyess Zemmoura, neurochirurgien et le Dr Éric Fournier, anesthésiste du CHU de Tours ont été les premiers en France à valider une autre solution: l'emploi de l'hypnose pour remplacer l’anesthésie générale dans ce type d’interventions.

L’équipe d’ORL du CHU fait aussi bénéficier les patients de cette approche novatrice pour la chirurgie de la thyroïde et des glandes parathyroïdes. Ces interventions comportent un risque non négligeable de lésion des nerfs qui font bouger les cordes vocales. L’opération sous hypnose permet de contrôler à tout moment la voix du patient lorsque l’on arrive au contact de ces nerfs et donc de limiter le risque de les léser. Par ailleurs, le fait de ne pas avoir d’anesthésie générale permet une récupération plus rapide en postopératoire. Cette chirurgie peut alors être réalisée en ambulatoire. 
La pratique de l’hypnose gagne aussi du terrain au CHU de Lille, en accompagnement des accouchements à la maternité Jeanne de Flandre, dans le traitement des douleurs chroniques ou en appoint dans divers autres services. «De plus en plus de personnels soignants s’y forment et s’y essaient», remarque le Dr Sandrine Morell-Dubois du service de médecine interne de l’hôpital Huriez qui a pris une part active à cette diffusion. 

Des photos d’animaux pour distraire la douleur
Au CHU de Besançon, plusieurs services de soins ont désormais recours à l’hypnose, notamment ceux d’anesthésie et traumatologie. Ce dernier a ainsi vu naître fin 2016 une initiative originale. Passionné de photographie animalière, le Dr Séverin Rochet, qui exerce dans le service, a mis son talent au service des patients en exposant une vingtaine de photos d'animaux sur les murs des urgences et du service de consultations de chirurgie orthopédique et traumatologique. Renard, hermine, bouquetin, guêpiers, écureuil... attirent le regard.  Efficace pour détourner l'attention du patient quand on pratique un geste médical douloureux.  

Une autre relation soignant-patient
Efficace contre l’anxiété, l’hypnose améliore non seulement le confort des patients mais aussi celui des soignants. Le bloc opératoire se réhumanise et gagne en sérénité. Une enquête menée au sein des hôpitaux parisiens de la Pitié-Salpêtrière et Cochin montre que cette pratique réduit le risque de burn-out dont la prévalence est élevée au sein des services d’anesthésie-réanimation et augmente le sentiment d’accomplissement personnel . 
Anesthésistes, urgentistes, médecins, infirmiers ou aides-soignants, tous services confondus, sont de plus en plus nombreux à vouloir s’y initier. Au CHU de Bordeaux, les formations à l’hypnose médicale ont été mises en place depuis 2007 (DU d’Hypnose médicale et thérapeutique et formation en interne). Aujourd’hui, ce sont plus de 500 soignants formés au CHU qui pratiquent l’hypnose, essentiellement en anesthésie, pédiatrie, gériatrie et odontologie.
Au CHU de Grenoble, le personnel du SAMU est systématiquement formé et la demande émanant des autres services ne cesse d’augmenter. «Depuis 2013, un peu plus de 200 agents suivi une formation et environ 150 sont prévues cette année. De plus, les demandes d’information sont tellement nombreuses que nous avons dû créer un site intranet pour y répondre», rapporte le Dr Caroline Maindet du Pôle Anesthésie-Réanimation. 

Au CHU de Lille, la formation à l’hypnose tend à se développer et s’intègre désormais aux projets de service ou de pôle comme par exemple aux urgences, dans les pôles d’imagerie, enfant, femme, mère nouveau-né… Un clip vidéo de sensibilisation même été réalisé à l’occasion à l’occasion de la Journée Mondiale de la Douleur 2016.

Depuis 2014, 90 membres du personnel paramédical du CHU ont été formés et/ ou sensibilisés à la pratique de l’hypnose: formations diplômantes  de plus de 200 heures, initiations en 7 heures, séances d’information. L’essentiel des formations portent sur prise en charge psychologique dans le cadre de thérapies réalisées par les  psychologues ou psychiatres, l’hypnoanalgésie et hypnose conversationnelle utilisées par les kinés, IDE, IADE, sages-femmes, puéricultrices, AS, manipulateurs radio d’une part pour la douleur et l’anxiété provoquées par les soins ou les examens et pour favoriser «l’alliance thérapeutique patient/professionnel» en situation aigue, conflictuelle, potentiellement anxiogène, en cas d’annonce de diagnostic, etc. 

Les enjeux de la formation
Au CHU de Besançon, une dizaine d’infirmiers anesthésistes sont aussi ainsi formés initiés à la communication thérapeutique au sein du pôle anesthésie pour renforcer la relation de confiance «patient-soignant». Pour Mireille Martenot, cadre supérieure: «C’est un réel changement dans la façon de communiquer avec le patient, on l’amène petit à petit à se focaliser sur une situation ou un endroit où il se sent bien, et c’est autour de ses réponses, qui ne sont jamais orientées, que se développe sa prise en charge». Dans ce même esprit, au CHU de Saint-Etienne, un plan de formation à l’hypnoanalgésie est organisé pour les services de pédiatrie du pôle mère/ enfant.

Au CHU de Nice, l’enseignement universitaire de l’hypnose a été initié à  la rentrée 2014 (DU Hypnose médicale et formation à la pratique de l’hypnose thérapeutique). Il a permis la formation d’une quarantaine de soignants par an, essentiellement médecins et dentistes. S’y associent des formations institutionnelles pour toute catégorie de soignants, dont certaines organisées par l’Association azuréenne d’Hypnose ( AAH Dr Nadine Memran) et qui forment environ 30 soignants par an.

En parallèle, s’est également créé au CHU un Observatoire des médecines non conventionnelles (OMCNC) dont un groupe de travail, piloté  par le Dr Véronique Mondain et  le Dr Pascal Delaunay, est consacré spécifiquement à l’hypnose. L’enjeu étant de développer des recherches afin de valider l’utilisation de ces techniques au sein des CHU. Premier sujet proposé, à l’initiative du Dr Mondain: «L’hypnose, outil thérapeutique pour la prise en charge des cystites récidivantes».  Le groupe organise en outre un certain nombre de rencontres pour sensibiliser le personnel soignant. Son objectif se définit selon trois axes de travail autour de l’hypnose : respectivement sur le soin (traçabilité, organisation), la formation (nouvelles propositions de formation plus « light sur 2 jours, très ouverte, et en particulier à tous les étudiants en médecine, et la recherche (notamment recherche infirmière). 
Un cycle de conférences grand public complète cette initiative. La première est prévue en janvier 2018 avec un grand nom et pionnier de l’hypnose médicale en France: le Dr Jean Becchio.
Betty Mamane
A lire pour en savoir plus: «Les fabuleux pouvoirs de l’hypnose», Betty Mamane, éditions Belin, Paris, 2017
*AP-HP, Besançon, Bordeaux, Caen , Clermont-Ferrand , Grenoble, Hospices Civils de Lyon , Lille, Montpellier, Nice, Nîmes, Rouen, Saint-Etienne, Tours


Au CHU de Tours, l’hypnose à hauteur d’enfant - La Nouvelle République

L’hypnose comme remède à l’hyperactivité ? C’est en tout cas l’une des pistes explorée par le service de neurologie de Clocheville.

Déjà adoptée par des anesthésistes, des tabacologues, ou encore des sages-femmes, l’hypnose est aussi utilisée en neuropédiatrie. Exemple au Centre référence pour les troubles du langage et des apprentissages (CRTLA) du CHRU de Tours, à Clocheville, avec le professeur Pierre Castelnau et le Dr Maximilien Périvier.


L’hypnose pour soigner, c’est nouveau ?
« L’hypnose n’est pas nouvelle. A une époque, elle était utilisée pour traiter ce qu’on appelait l’hystérie… En l’utilisant aujourd’hui à l’hôpital comme thérapie complémentaire, on redécouvre des choses que l’on connaissait déjà. Avec en plus la preuve qu’a pu nous donner l’imagerie que sous hypnose, des zones spécifiques du cerveau fonctionnent. »
Vous l’utiliser dans la prise en charge d’enfants hyperactifs.

Pourquoi ce choix ?
« On s’est rendu compte qu’en leur donnant des médicaments pour les rendre plus calmes en classe on ne faisait pas tout ce qu’il fallait pour les aider : quand l’enfant fait face à des troubles de l’apprentissage, il entre dans une spirale de dévalorisation. Pour corriger cela, il fallait travailler sur l’estime de soi. C’est comme cela que nous sommes arrivés à l’hypnose. »


L’hypnose avec des enfants est-elle particulière ?
« L’enfant sait mieux faire que les adultes ! Il a la capacité d’être en parfait équilibre entre réel et imaginaire, à voir des échappatoires émotionnelles en permanence. En transe hypnotique, on joue justement sur cette capacité du cerveau à nous faire voir les choses imaginaires comme si c’était réel. C’est plus facile à partir de l’âge de 6 ou 7 ans, car l’enfant comprend ce que l’on attend de lui. »
On a tous en tête des scènes d’hypnose de spectacle.

En quoi diffère-t-elle de l’hypnose thérapeutique ?
« La technique est très similaire à celle utilisée dans l’hypnose de spectacle, sans le décorum qui fait le spectacle, et surtout, nous avons un tout autre objectif. L’hypnose de spectacle entretient l’idée d’un contrôle sur l’autre, ici, ce n’est pas nous qui faisons : nous faisons simplement en sorte de rassembler les conditions pour que le patient travaille. »


Comment se déroule une séance ? Que cherche-t-on ?
« Une séance d’hypnose peut se dérouler autour d’une évocation choisie par l’enfant lui-même, ou prendre la forme plus dirigée d’un conte construit pour lui, dans lequel on va injecter des suggestions. Par exemple, on peut revenir sur une situation présente dans nos souvenirs, au moment où cela a dérapé, et l’on a alors la possibilité de changer notre regard sur cette situation. Changer le regard sur ce que l’on a vécu marche mieux que de tenter de convaincre quelqu’un d’avoir une meilleure estime de soi. »


D’autres champs d’utilisation auprès des enfants peuvent-ils être envisagés ?
« On pourrait l’utiliser pour d’autres choses, mais pour l’instant nous nous concentrons sur la TDAH, dans le cadre de la recherche clinique. L’hypnose pourrait très bien être utilisée pour tout ce qui touche aux troubles du langage et des apprentissages scolaires, les troubles de l’oralité. Mais on ne soignera pas l’épilepsie ou la sclérose en plaque avec de l’hypnose ! »


Rédigé le Mardi 20 Mars 2018 à 12:00 | Lu 27 fois modifié le Mardi 20 Mars 2018

Marion CHERVY
Journaliste/ Chargée de Communication au CHTIP En savoir plus sur cet auteur



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