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  <title>Une Formation en EMDR Intégrative, Hypnose Médicale, Ericksonienne, au Collège d'Hypnose de Paris</title>
  <description><![CDATA[Formation en hypnose à Paris: le Collège d'Hypnose de Paris assure les formations hypnose médicale, paramédicale, Hypnothérapie, EMDR]]></description>
  <link>https://www.formation-hypnose.com/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Hypnoscope Janvier 2020 - Actualités Thérapeutiques</title>
   <pubDate>Thu, 13 Feb 2020 15:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Hypnoscope]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>L'hypnose thérapeutique est-elle à la portée de tous ? - CFTHB (Youtube)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/42743140-35521228.jpg?v=1581606163" alt="Hypnoscope Janvier 2020 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Janvier 2020 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Extraits </span>       <br />
       Il faut distinguer le fait de savoir pratiquer l’hypnose et puis d’être soignant, thérapeute, ce qui est différent.        <br />
       Etre thérapeute, c’est une profession, et ce n’est pas parce que l’on a appris les techniques d’hypnose que l’on est forcément thérapeute.        <br />
       En France, on fait très attention notamment les pouvoirs publics et au sein de la CFHTB, à l’éthique, aux chartes professionnelles, au respect des règles déontologiques, de relation au patient, on a des obligations de soignant. Bien souvent les formations sont réservées aux professionnels de santé. Devenir thérapeute c’est une formation, ce n’est pas inné. Ce n’est parce que l’on a appris l’hypnose que l’on sait s’occuper d’un patient en souffrance.       <br />
              <br />
       On a connu cela dans d’autres disciplines comme celles liées à la génétique qui s’est étoffée et a pris une importance considérable en médecine et dans la connaissance et compréhension des maladies, dans la définition des traitements plus spécifiquement ciblés pour telle personne avec son patrimoine génétique, les thérapies dites « ciblées » ou « médecine personnalisée ». L’hypnose est en train d’aller sur cette voie, de prendre un ancrage tellement important en médecine qu’il y a des thérapeutes spécialisés en addictions, gestion de la douleur… On arrive dès lors à un niveau supérieur de compétences et de complexité.        <br />
              <br />
       Concernant la recherche, elle est encore insuffisante. Le Pr Faymonville travaille notamment sur des études en neurosciences, des états de conscience afin de tenter de comprendre quelles sont les zones activées, comment aller sur des processus de guérison en douleur chronique.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/wfR43vXbB60" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’option hypnose pour les gastro et coloscopies au centre hospitalier Lyon Sud - Le Dauphiné Libéré</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/42743140-35521258.jpg?v=1581606058" alt="Hypnoscope Janvier 2020 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Janvier 2020 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      Le point de départ doit être quelque chose d’apaisant : une plage de sable blanc, une randonnée en montagne, une promenade en forêt… Une fois les présentations faites, c’est l’une des premières questions que pose l’infirmière anesthésiste ou d’endoscopie au patient. Ensuite, il suffit de se laisser embarquer par sa voix… Les retours des patients sont très positifs. « Souvent, ils sont surpris que le temps soit passé aussi vite », remarque Marjorie Beaufrere, infirmière anesthésiste. Même constat pour Tiphanie Octavien, infirmière d’endoscopie : « Lorsqu’on vient les chercher, ils ont parfois le visage tendu. Et quand ils ressortent, ils sont bien plus détendus. » Un petit exploit pour des examens assez peu agréables : gastroscopie sans anesthésie ou gastro et coloscopie sous anesthésie générale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Peut-on vraiment guérir grâce à l’hypnose ? - Marie-Claire</b></div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Extraits</span>       <br />
       Elles ont retrouvé le sommeil ou arrêté de fumer après une seule séance d'hypnose. Longtemps considérée comme un spectacle de foire, cette thérapie, de plus en plus sollicitée, reste pourtant controversée. Peut-on donc vraiment se laisser hypnotiser sans crainte ? Notre enquête.        <br />
       Sara en est encore &quot;bluffée&quot;. En 2017, cette agente immobilière de 38 ans a eu recours à l'hypnose pour perdre du poids. Six mois plus tard, elle pesait dix kilos de moins. &quot;Je n'avais plus le réflexe de manger sucré quand ça ne va pas et gras pour me sentir plus vivante, explique-t-elle. Le résultat d'un travail effectué en une séance où la praticienne a parlé à mon inconscient. De vieilles blessures en sont ressorties. Je les croyais passées mais elles m'incitaient à prendre du poids pour m'en protéger en compensant. Le réaliser fut un vrai bouleversement.&quot;       <br />
              <br />
       Laure, elle, essayait d'arrêter de fumer depuis plus de dix ans. En vain. Jusqu'à cette séance d'hypnose de groupe. &quot;L'hypnothérapeute nous a d'abord parlé individuellement, puis à tous en même temps. Il nous a très longuement expliqué les effets de cette thérapie sur notre cerveau.&quot; Elle se souvient ensuite d'un &quot;état de conscience modifié&quot;, de &quot;sa voix&quot;. À la fin, il leur a demandé de scotcher leur paquet de cigarettes et d'y inscrire une date. &quot;J'y ai inscrit le jour où je le rouvrirai : à 85 ans.&quot; Depuis elle n'a plus jamais fumé. Des exemples parmi d'autres de transformations survenues grâce au principe dévoilé par le psychiatre américain Milton Erickson, père de l'hypnose moderne. &quot;Alors que Freud disait que l'inconscient est le réservoir du refoulé, il a renversé la vapeur en découvrant qu'on y trouve un savoir enfoui à utiliser&quot;, rappelle le docteur Régis Dumas, président de la Confédération francophone d'hypnose et thérapies brèves.       <br />
              <br />
       Puiser dans cette ressource intérieure permettrait ainsi de trouver une réponse à des problèmes qui se résolvent alors d'eux-mêmes. Reste à y accéder, ce que semble permettre la transe hypnotique, mystérieux état dans lequel un praticien peut aider à entrer par suggestion. Ici, pas de pendule devant les yeux qui vous mettent dans un état de transe. On reste toujours conscient, même si l'esprit peut un peu divaguer mais reste toujours accompagné par l'hypnotiseur.        <br />
              <br />
       <b>À quelle hypnose se vouer ?</b>       <br />
       Longtemps perçue comme un spectacle de foire, l'hypnose est sortie du folklore pour entrer dans l'univers médical. Créateur en 2001 d'un premier diplôme universitaire à la Pitié-Salpêtrière, Jean-Marc Benhaiem a contribué à développer son utilisation en milieu hospitalier.       <br />
              <br />
       &quot;Elle permet de mieux répondre à des douleurs aiguës et chroniques, indique-t-il. On traite également des addictions, des troubles alimentaires, l'anxiété ou des phobies.&quot; L'hypnose se révèle aussi précieuse en complément d'une anesthésie locale. &quot;On apporte un confort au patient qui pourra transformer un évènement pénible en moment heureux, par exemple en se retrouvant projeté dans le voyage de ses rêves pendant son opération&quot;, apprécie Véronique Waisblat, anesthésiste à l'hôpital de Montfermeil. Marie a fait l'expérience deux ans après une intervention pour un cancer de la langue dont on lui a retiré un morceau. Elle avait depuis la désagréable sensation d'une langue énorme. Au bout de deux ans, on lui a prescrit de l'hypnose. &quot;En une séance, cette forte gêne a disparu pour ne plus revenir&quot;, raconte-t-elle en n'en revenant toujours pas. Isabelle Célestin-Lhopiteau, psychologue clinicienne et directrice de l'Institut français des pratiques psycho corporelles (Ifppc), affirme que &quot;tout le monde peut entrer en état d'hypnose, à condition de le vouloir. La porte d'entrée doit ensuite être trouvée par le praticien&quot;. À savoir un professionnel de santé, recommande la directrice de cet institut qui leur réserve ses formations. &quot;On peut soulager une douleur, poursuit-elle. Mais il est important de pouvoir poser un diagnostic avant de faire de l'hypnose médicale ou thérapeutique.&quot; Les docteurs Waisblat, Benhaiem et Dumas se placent sur cette même ligne. &quot;C'est notre combat, revendique ce dernier. N'importe qui peut aujourd'hui poser une plaque d'hypnothérapeute, un terme qui ne veut rien dire. On est d'abord médecin, ou dentiste, et on pratique par ailleurs l'hypnose.&quot; Ce n'est pas l'avis du syndicat national des hypnothérapeutes (SNH), qui compte neuf cents pratiquants non-médecins. &quot;On en accepte autant qu'on en refuse, confie sa présidente Charlotte de Bouteiller. Pour nous, un hypnothérapeute doit avoir fait une formation d'au moins trois cents heures. Nous vérifions qu'ils aient obtenu un diplôme dans une école que nous avons validée.&quot;        <br />
              <br />
       <b>Encadrer les formations d'hypnose </b>       <br />
       Le SNH milite pour un statut officiel, arguant d'une complémentarité avec le corps médical. Pédopsychiatre et auteur en 2015 du rapport de l'Inserm sur l'évaluation de l'efficacité de l'hypnose, Bruno Falissard a pu la constater : &quot;Les médecins ont trop de travail pour répondre à cette demande. Après une formation bien faite, il n'y a aucune raison de refuser la pratique de l'hypnose. Des acteurs comme le SNH font le ménage, mais c'est l'État qui devrait permettre d'évaluer et d'encadrer les formations. Or il laisse faire n'importe quoi.&quot;       <br />
       (...)       <br />
              <br />
       <b>L'efficacité de l'hypnose </b>       <br />
       Dans son rapport, Bruno Falissard déplorait le manque d'études sérieuses permettant d'évaluer l'efficacité de l'hypnose. &quot;Il y a de bonnes données sur l'anesthésie et l'hypno-sédation qui conduit à utiliser moins de médicaments, mais on n'a pas assez d'essais bien faits, note-t-il. Il devrait pourtant y en avoir, vu l'attrait de ces soins qui ont aidé un grand nombre de patients, mais l'État refuse de les financer.&quot; La recherche progresse tout de même, au-delà d'un strict cadre médical, en y associant les sciences cognitives et la phénoménologie.        <br />
              <br />
       (...)       <br />
              <br />
       &quot;Par l'hypnose, on se reconnecte avec la vie qui nous entoure en remobilisant ses forces essentielles&quot;, ajoute la thérapeute familiale Nicole Prieur, qui y voit une réponse à un besoin de nature spirituelle. Rencontrer son inconscient semble en tout cas mener à un univers de possibilités. Qu'il serve à se soigner ou à s'évader pour mieux se retrouver.       <br />
       <span style="font-style:italic">Brice Perrier</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Hypnoscope Décembre 2018 - Actualités Thérapeutiques</title>
   <pubDate>Thu, 03 Jan 2019 16:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Hypnoscope]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Nous avons assisté à une opération du cerveau sous hypnose - Sciences et Avenir</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/29420468-28486421.jpg?v=1546531479" alt="Hypnoscope Décembre 2018 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Décembre 2018 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      Sciences et Avenir a pu assister à une opération à cerveau ouvert sous hypnose. Une expérience qui valide l’efficacité de cette anesthésie par les mots.       <br />
       Matéo, 13 ans, le visage rond comme la lune, l’écoute. Il est question d’une &quot;casquette&quot; qu’il devra bientôt porter sur sa tête, d’un grand toboggan aquatique sur lequel il pourra glisser à volonté, d’une piscine, de la fraîcheur de l’air sur sa peau, du souffle du vent… Aucun produit anesthésique, juste la voix du médecin. Matéo ne réagit même pas à l’aiguille qui pénètre sous la peau, ni au liquide froid du sérum de réhydratation qui circule dans ses veines. Son regard bleu glisse sur le visage rassurant de Catherine Bernard.        <br />
              <br />
       La voix l’hypnotise lentement. Ses paupières se ferment, il s’endort. L’effet est saisissant. Dans un instant, on va lui ouvrir le crâne.Depuis l'âge de 6 ans, Matéo souffre de crises d'épilepsie qui lui gâchent la vie et handicapent sa main droite. &quot;Ces crises ne me font pas avaler la langue !&quot;, tient-il à rectifier à l'attention de ses camarades de classe un brin moqueurs. Mais des convulsions très violentes surviennent n'importe quand et n'importe où (la nuit, à l'école, dans les rayons d'un supermarché…) durant une dizaine de minutes et le laissent groggy pendant des heures. Aucun médicament ne peut en venir à bout. En janvier 2018, une première opération, à l'aide d'électrodes intracérébrales, a permis de repérer précisément la région épileptogène, située dans l'hémisphère gauche de son cerveau, à proximité de la zone responsable de la motricité de la main droite, et une électrocoagulation d'un des foyers a été tentée. Mais très vite, les crises ont réapparu.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, c’est une intervention extraordinaire que réalise le professeur Nozar Aghakhani, neurochirurgien : une chirurgie éveillée à cerveau ouvert ! Alors qu’une partie de son crâne sera ôtée, le jeune patient, conscient et présent, guidera lui-même le médecin pour mieux délimiter la zone atteinte. &quot;On a besoin de l’enfant pour qu’il bouge la main, qu’il réponde au chirurgien quand ce dernier stimulera certaines zones sensibles, explique Catherine Bernard. Le but est de retirer le foyer pathogène sans abîmer les zones motrices, sensorielles ou langagières dans lesquelles il est situé.&quot;       <br />
              <br />
       <b>Juste un minimum de sédatif, pour le détendre, et une grande dose de confiance</b>       <br />
       Pour endormir l’enfant, le Dr Bernard utilise, en guise d’anesthésie, l’hypnose éricksonienne. Les avantages ? D’abord contrôler l’anxiété face à cette intervention longue et impressionnante, en créant une véritable alliance thérapeutique qui permet au patient d’être acteur de son soin. Ensuite, réduire considérablement l’utilisation des produits d’anesthésie et leurs effets secondaires. Mais aussi, lorsque c’est nécessaire, réveiller plus rapidement le malade et faire jouer ses performances cognitives, essentielles pour la réussite de la chirurgie. Visualisation, pensées positives, relaxation, hypnose, et même méditation, sont les principaux anxiolytiques utilisés par l’anesthésiste, dont les pratiques font déjà école.       <br />
              <br />
       Au chevet de Matéo, elle s’émerveille : le jeune garçon s’est endormi sans narcose classique. Juste le minimum de sédatif pour le détendre un peu, et une grande dose de confiance. Confiance que Catherine Bernard, accompagnée de la psychologue clinicienne Anne Elbaz, a su créer entre l’enfant et l’équipe au cours de cinq longues séances préparatoires : &quot;Cette étape est primordiale, car lorsque le patient sortira de sa transe hypnotique, il se réveillera dans la réalité de sa propre chirurgie. Il faut donc traiter l’anxiété et les crises de panique en amont.&quot; Un magicien professionnel, Christophe Bellamy, qui développe une pratique de rééducation psychomotrice par la magie, a été intégré à l’équipe, afin de tranquilliser davantage encore Matéo.       <br />
              <br />
       11 h. &quot;Tu ressens la chaleur du soleil sur ton front... ?&quot; En même temps qu’elle lui parle, Catherine Bernard injecte avec une fine aiguille un produit d’anesthésie locale, qui boursoufle la peau au-dessus des arcades sourcilières du garçon. &quot;Il fait chaud dehors. Tu as besoin de ta casquette pour sortir. Mets-la pour te protéger du soleil, tu seras bien…&quot; L’enfant dort et, pourtant, il l’entend. &quot;Matéo est sensible à certains mots, raconte Catherine Bernard. Je lui suggère des pensées positives durant sa transe hypnotique. Les patients sont souvent capables de faire appel à leur imaginaire ou à des souvenirs en situation stressante.&quot; Pendant ce temps, le neurochirurgien approche un arceau en métal qui immobilisera la tête pendant toute la durée de l’opération. L’enfant a enfilé sa fameuse &quot;casquette&quot; sans même se réveiller !       <br />
              <br />
       Après avoir ciblé la zone épileptogène par neuronavigation (sorte de GPS 3D du cerveau), le professeur Aghakhani procède à l’ouverture du crâne. Une étape délicate et bruyante qui peut faire sortir le patient de sa torpeur. Tandis que de l’autre côté du champ stérile la scie découpe l’os du crâne, Catherine Bernard susurre à l’enfant des paroles inaudibles. Mais Matéo est réveillé par les vibrations de l’outil. Aussitôt, Catherine lui caresse délicatement les yeux, lui dépose quelques gouttes d’eau sur les lèvres et, de sa voix apaisante, le replonge dans sa &quot;sieste&quot; : &quot;Tu glisses sur un long toboggan d’eau et tu plonges dans une piscine… Il fait beau. Il y a des bruits de gens qui s’amusent, autour de toi. Tu es bien… Tu entends le bruit du vent quand tu glisses ?...&quot; Après que le chirurgien a retiré un morceau de crâne de 10 centimètres de côté, découpé les méninges (membrane protectrice qui sépare le cortex cérébral de l’os), le cerveau apparaît, pulsant doucement comme un coeur qui bat.       <br />
              <br />
       <b>De l’autre côté du champ opératoire, l’enfant décrit en direct l’effet des stimulations</b>       <br />
       12 h.&quot;Matéo… Réveille-toi… Sors de la piscine maintenant…&quot; L’enfant dort toujours. Catherine insiste. Le neurochirurgien attend. Matéo ouvre un oeil, le referme. &quot;Nous sommes tous là…&quot;, le rassure Anne Elbaz qui s’approche pour lui saisir la main. Il émerge enfin et nous regarde. Il est prêt. Avec la précision nécessaire, le professeur Aghakhani pose alors ses électrodes sur le cerveau. De l’autre côté du champ opératoire, l’enfant décrit en direct les stimulations : crampes au niveau du poignet, picotements dans l’index, fourmis à l’extrémité des doigts, etc. La scène est surréaliste. Parfois, son bras tout entier s’agite du mouvement involontaire qu’une impulsion électrique du chirurgien a généré. Là, c’est la partie droite de son visage qui grimace sans qu’il le veuille.       <br />
              <br />
       En cartographiant au millimètre près la zone concernée, Nozar Aghakhani circonscrit le foyer pathogène sans risquer d’abîmer les parties fonctionnelles avoisinantes. &quot;Le cerveau n’est pas innervé. Il n’y a donc aucune douleur&quot;, explique Catherine Bernard.       <br />
              <br />
       Tout à coup, Matéo est pris de soubresauts : le début d’une crise d’épilepsie. Catherine prévient le neurochirurgien qui fait aussitôt couler de l’eau froide sur le cerveau, inhibant l’activité des neurones et stoppant net la crise. Les tests reprennent. Fermer la main, ouvrir la main, serrer une balle, lever le bras… La zone épileptique enfin délimitée, le professeur Aghakhani, les yeux rivés à un gigantesque microscope binoculaire, procède à l’extraction. Un travail d’orfèvre qui ne tolère pas la moindre erreur. Coincé dans sa têtière, Matéo se livre à des parties de bras de fer ou de jeux vidéo sur smartphone avec la psychologue.       <br />
              <br />
       14 h 30. L’opération est terminée. Le foyer épileptogène mesure 3 centimètres, la taille d’une noix. Reste à recoudre les méninges et l’os du crâne. Catherine Bernard approche son ordinateur de Matéo et lui passe une musique relaxante de bord de mer. Dans le bloc opératoire de Bicêtre, on entend à présent le bruit des vagues et le cri des mouettes. Et la voix d’une femme qui rendort un enfant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hypnose médicale : retour en force - Allo-Médecins</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/29420468-28486561.jpg?v=1546531505" alt="Hypnoscope Décembre 2018 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Décembre 2018 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      Bannie par la médecine pendant de nombreuses décennies, l’hypnose médicale fait un retour en force depuis quelques années. De plus en plus utilisée, en particulier dans le traitement de la douleur chronique et en chirurgie, elle séduit aussi bien les patients que les professionnels de santé pour son efficacité.       <br />
              <br />
       <b>Atténuer les douleurs dans le cadre de pathologies chroniques</b>       <br />
       L’hypnose est une pratique qui consiste à placer le patient dans un état de relaxation profonde, un état dit « modifié de la conscience ». Plus précisément, il n’est pas endormi, mais se trouve entre veille et sommeil. En premier lieu, l’hypnopraticien capte son attention. Puis, survient la transe hypnotique. A la fin de la séance, il réveille son patient.       <br />
       D’après la directrice de l’IFPPC ou Institut français des pratiques psychocorporelles, Isabelle Célestin-Lhopiteau, l’hypnose médicale fonctionne le mieux sur les douleurs générées par les pathologies chroniques. Pour exemple, l’hypno analgésie permet de soulager les migraines et les tremblements de la maladie de Parkinson. Cette technique est aussi adaptée pour traiter les tics chez les enfants.       <br />
       Dans le cadre des traitements des douleurs, l’hypnose présente un intérêt particulier. Elle agit autant sur l’aspect émotionnel que sur l’intensité elle-même. En outre, les nombreuses études menées à ce jour ne révèlent aucun effet indésirable. Par contre, cette technique ne fonctionne pas sur tous les patients. Une relation de confiance, sans résistance, est indispensable pour que l’hypnose fonctionne.       <br />
              <br />
       <b>Proposer une alternative à l’anesthésie générale au bloc opératoire</b>       <br />
       L’hypnose a aussi fait son entrée dans les blocs opératoires. Beaucoup de médecins anesthésistes apprennent la technique de l’hypno-sédation afin de proposer aux patients devant subir une intervention chirurgicale une alternative à l’anesthésie classique. Elle convient parfaitement lors de certaines opérations sur le cerveau durant lesquelles les patients doivent être éveillés pour aider le chirurgien à ne pas endommager les zones critiques.       <br />
       L’hypno-sédation en chirurgie nécessite la construction au préalable d’un scénario d’évasion mentale avec le patient. Le jour J, le médecin anesthésiste le guide ainsi à travers son voyage intérieur. Cela permet de modifier et de réduire sa perception de l’environnement hospitalier, de la douleur et de l’anxiété générée par l’intervention. Le patient ne ressent plus d’inconfort psychologique.       <br />
       Par ailleurs, l’hypnopraticien est capable de ramener à n’importe quel moment un patient sous hypnose. Quand le chirurgien a besoin de la coopération de ce dernier, il le réveille. Le patient répond aux tests avant de replonger totalement dans son voyage intérieur. Ce procédé l’aide à avoir un meilleur vécu de l’intervention et diminue l’utilisation d’antalgiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sous hypnose, le patient peut utiliser son imaginaire pour maîtriser sa douleur" - Sciences et Avenir</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/29420468-28486582.jpg?v=1546531279" alt="Hypnoscope Décembre 2018 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Décembre 2018 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      Entretien avec Marie-Elisabeth Faymonville, anesthésiste, chef de service en algologie et soins palliatifs au CHU de Liège, chercheuse au Centre d'études de l'hypnose et de la douleur.       <br />
              <br />
       <b>Que se passe-t-il quand notre cerveau expérimente spontanément des états modifiés de conscience ?</b>       <br />
       Une femme est arrivée aux urgences du CHU de Liège car elle avait été attaquée par un lion dans un parc animalier. Grièvement blessée, elle m'a pourtant raconté qu'elle n'avait rien senti. Le choc émotionnel a été si violent qu'elle a glissé dans un état modifié de conscience, hors de son corps, ayant perdu toute sensibilité, observatrice de ce qu'il se passait ! C'est également ce que peuvent expérimenter les victimes d'enlèvement ou de viol. Ils demeurent figés, immobiles, spectateurs de ce qui leur arrive. Une autre femme m'a raconté avoir réussi à soulever la voiture qui écrasait son fils, trouvant une force extraordinaire. Un père qui avait heurté son fils avec une tondeuse à gazon l'a amené aux urgences, dans un état second, sans se rendre compte qu'il avait lui-même des orteils sectionnés. Tous ces exemples montrent que l'on a la capacité de se protéger lors de cas extrêmes. Une fonction cérébrale sélectionnée par l'évolution pour protéger l'être humain dès que son intégrité physique est menacée.       <br />
              <br />
       <b>L’esprit et le corps sont donc bel et bien liés…</b>       <br />
       Depuis Descartes, on a voulu séparer l'esprit et le corps. Avec cette idée, notamment, que la douleur était purement physique. C'est une ineptie ! L'observation du cerveau par imagerie cérébrale révèle que lorsqu'on cause une douleur (légère !) à un volontaire, les régions des sensations, de l'émotion, du comportement et de la cognition (les pensées) s'activent de concert. Soit les quatre composantes de la douleur. Pour obtenir une modulation des sensations douloureuses, il faut donc travailler sur l'ensemble de ces composantes. La douleur aiguë est un signal d'alarme, que l'on soigne avec des analgésiques. Si elle perdure et devient chronique, des infiltrations, des médicaments voire une opération chirurgicale peuvent soulager, mais il est également indispensable de proposer une approche psychologique et sociale. L'imagerie cérébrale nous a montré que sous hypnose, la connectivité entre les régions de ces quatre composantes était modifiée. Plus précisément, est modulée l'activation d'une zone du cerveau appelée cortex cingulaire antérieur, dont on sait qu'elle est connectée avec la région de l'émotion, du comportement et des pensées. On observe la même réaction avec la méditation. Chez l'être humain, le cerveau a donc une action sur le corps et réciproquement.       <br />
              <br />
       <b>Qu’apporte cette connexion dans les cas de douleurs chroniques ?</b>       <br />
       Se laisser glisser dans un état modifié de conscience permet au patient de constater qu’il peut utiliser son imaginaire pour maîtriser sa douleur. Aujourd’hui, par exemple, j’ai réalisé une séance d’hypnose avec une personne atteinte d’une maladie lupique à l’origine de fortes douleurs articulaires et musculaires, ainsi que d’un état de grande fatigue, comme lors d’une grippe sévère. Nous avons travaillé sur ses douleurs de manière métaphorique. D’abord, en attribuant différentes couleurs à la douleur selon son intensité, qu’elle a placées mentalement sur un schéma du corps. Puis, sous hypnose, elle a imaginé se promener dans la nature et déposer le dessin dans un ruisseau ; elle devait observer les couleurs se diluer. À l’issue de la séance, elle a constaté que son état s’était amélioré. Et découvert qu’elle possédait - en elle-même - des ressources. C’est à ces ressources que nous nous intéressons, en postulant qu’elles peuvent être utilisées pour aller mieux. Nous ne sommes pas dans une logique d’exclusivité, mais de complémentarité. L’idée étant de combiner, avec sagesse, différentes approches.       <br />
              <br />
       <b>Pour traiter la douleur, les professionnels de la santé mettent pourtant le plus souvent les médicaments en avant…</b>       <br />
       Durant nos études de médecine, nous avons été formatés selon l’idée que la solution venait de l’extérieur. Les médicaments, la chirurgie, la technique ont été mises sur un piédestal, et nous avons délaissé cette capacité qu’ont la tête et le corps à collaborer entre eux. C’est dommage. Je pense que le personnel soignant ne cherche pas suffisamment à explorer et mettre en oeuvre les formidables ressources des patients.       <br />
              <br />
       <b>Peut-être parce que l’on craint ces techniques, qui peuvent servir des objectifs moins… honnêtes.</b>       <br />
       Oui, c’est une évidence. En état modifié, le cerveau ne fonctionne pas comme d’habitude. Il perd son esprit critique, sa capacité de raisonnement, de jugement et d’analyse. Le patient est plus suggestible. Or, si les suggestions ne sont pas éthiques ou même contraires à son intérêt, il ne saura pas se défendre. La prudence s’impose. La méthode est efficace, c’est pourquoi il ne faut pas la mettre dans n’importe quelles mains !       <br />
       <b>       <br />
       Comment ne pas se tromper ?</b>       <br />
       Un des adages, c’est &quot;faire avec l’hypnose (ou d’autres techniques) ce que l’on peut faire sans&quot;. Si je sais recevoir en consultation quelqu’un qui a un problème de douleur, je peux le faire avec ou sans hypnose. Il n’est pas question de s’autoproclamer hypnothérapeute, comme le font trop de &quot;praticiens&quot; ne disposant, hélas, d’aucune formation adaptée (psychologie, médecine). Je conseille au patient de s’informer. Et même avec une formation à l’hypnose, un architecte, un ingénieur ou une puéricultrice ne sauront pas prendre en charge un problème de douleur. Certes, il existe des formations qualifiantes. Cependant, les pratiques psychocorporelles ne sont pas suffisamment encadrées. Je souhaiterais une éthique plus stricte.       <br />
       <b>       <br />
       Globalement, quel message désirez-vous faire passer ?</b>       <br />
       Aux soignants, j’aimerais dire : sachez que votre façon de communiquer avec les patients est parfois aussi efficace que des médicaments. Les mots peuvent soigner. Je suis pour une médecine participative fondée sur une relation patient-soignant très puissante, qui parvienne à activer des facteurs de soin très longtemps sous-estimés. Il nous reste pourtant encore beaucoup à découvrir, à explorer. Notamment les processus de conscience chez les malades. Pourquoi un individu se laisse-t-il glisser dans une douleur chronique alors que la douleur ne devrait être qu’un signal d’alarme ? Dans le grand puzzle des processus de conscience, seules quelques pièces sont assemblées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Hypnoscope Août 2018 - Actualités Thérapeutiques</title>
   <pubDate>Tue, 11 Sep 2018 17:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Hypnoscope]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div><b>Hypnose médicale : une alternative à l’anesthésie de plus en plus crédible - Ra-Santé</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/25391834-26692404.jpg?v=1536681135" alt="Hypnoscope Août 2018 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Août 2018 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">L’hypnose médicale constitue aujourd’hui une alternative crédible et fiable à l’anesthésie générale. Au point d’être de plus en plus pratiquée dans les établissements hospitaliers d’Auvergne-Rhône-Alpes. De Grenoble à Lyon, histoires à dormir debout....</span>       <br />
              <br />
       Mais bon sang, réveillez-vous !! L’hypnose médicale est en train de faire une entrée fracassante dans le milieu hospitalier. Dans la mouvance de médecines alternatives en plein développement, cette technique ancestrale connaît un regain d’intérêt qui n’a rien d’anecdotique.       <br />
       Ici, pas de grand show télévisé ni de scène de spectacle. Le décor se veut beaucoup plus sobre. Une salle de consultation ou un bloc opératoire. Quant à l’acteur principal, il n’a ni veste à paillette ni regard translucide. Juste une blouse blanche et l’œil bienveillant.       <br />
              <br />
       <b>Hypnose médicale, du rêve à la réalité</b>       <br />
       A Lyon, une cinquantaine de salariés (médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers) du centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc ont ainsi déjà été formés à l’hypnose. C’est le cas de Jean-Pierre Lavignon, médecin urgentiste dans l’établissement des quais du Rhône. « Certains sont sceptiques sur l’efficacité de la technique mais rares sont les patients qui refusent d’en tester la pertinence. On fait preuve de pédagogie en expliquant que cette pratique ne comporte aucun danger, qu’il s’agit juste d’un état physiologique naturel déclenché par le patient lui-même. Parfois, de dernier conserve les yeux ouverts. Ce n’est pas du micro sommeil ni de la somnolence. Plutôt une forme d’état second ».       <br />
              <br />
       Pour parvenir à ce relâchement total, cette déconnection du corps et de l’esprit, le docteur Lavignon a une technique infaillible. « Je demande au patient de se concentrer sur une activité qu’il apprécie. Ce peut être un loisir, un séjour à la mer, à la montagne, une pratique sportive… Virtuellement, j’ai emmené d’autres patients vers la musique et même vers leur passion du tricot ! La personne parvient ainsi à se décontracter, elle se relâche complètement. Elle ne fait qu’écouter ma « musique » de voix en se concentrant sur ces impressions anesthésiques évoquant des odeurs, des couleurs, des bruits, des choses agréables. Lorsque le patient « décroche », il est prêt physiquement et psychologiquement à subir l’intervention ».       <br />
              <br />
       Au service des urgences de Saint Joseph Saint Luc, Jean-Pierre Lavignon exerce l’essentiel de son art en traumatologie, pour un doigt ou une épaule luxée par exemple. « Je pratique également régulièrement des ponctions lombaires sous hypnose, des actes traumatisants qui impliquent un fort stress. L’hypnose ne pas faire disparaître complètement la douleur, elle va permettre de la détourner. Voilà pourquoi de telles séances ne durent jamais très longtemps, entre 5 minutes et une demi-heure maximum en fonction de l’état du patient ».       <br />
               <br />
       <b>L’hypnose pour réduire les drogues anesthésiques</b>       <br />
       Au groupement hospitalier mutualiste de Grenoble, ils sont sept médecins anesthésistes et autant d’infirmiers anesthésistes à pratiquer quotidiennement l’hypno-sédation, également appelée hypno-analgésie. « J’ai été formé en 2010 à Marseille par l’institut Emergences, explique le docteur Stéphane Bouvier, adepte de l’hypnose ericksonienne, qui interviendra lors d’une conférence-débat grand public gratuite sur l’hypnose médicale le mercredi 17 octobre à 18h30 à l’Université Catholique de Lyon. Au début, c’était par curiosité. A l’époque, l’hypnose médicale était peu développée, peu médiatisée. Après douze jours de formation intensive, j’ai commencé par des coloscopies, puis on a progressivement élargi l’usage de l’hypnose à d’autres types d’interventions : varices, hernies inguinales, tumeurs du sein, cardiologie interventionnelle… ».       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, le docteur Bouvier pratique en moyenne deux à trois séances d’hypno-sédation par semaine, essentiellement pour des interventions d’ordre gynécologique. « 90% des conisations(NDLR : ablation d’une partie du col de l’utérus) sont réalisées sous hypnose. Le principal intérêt, c’est de limiter au maximum l’injection de drogues anesthésiques, voire ne pas en injecter du tout comme lors de coloscopies. Outre le fait de diminuer la douleur, on réduit aussi l’anxiété avant, pendant et après l’intervention, ainsi que les effets secondaires et les nausées post-opératoires. Enfin, on constate une meilleure récupération des patients qui peuvent ressortir au bout de 2 à 3 heures au lieu de 5 heures après une anesthésie traditionnelle ».       <br />
               <br />
       <b>Hypnose et douleur</b>       <br />
       Gain de temps, gain d’argent, confort du patient… Autant d’arguments mis en avant lors du septième congrès « Hypnose et douleur, de la douleur à douceur » organisé en juin dernier à Saint-Malo. Dans leurs conclusions, les 1200 congressistes présents notent que « l’hypno-sédation répond parfaitement aux exigences actuelles de maîtrise des coût de santé et du développement de la chirurgie ambulatoire ». Et de militer pour que « l’hypnose soit reconnue comme un outil thérapeutique complémentaire par les autorités en charge de la santé ».       <br />
       L’hypnose médicale intégralement remboursée par la Sécurité Sociale ? Pour l’instant, une telle pratique n’est prise en charge que partiellement et sous certaines conditions par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé. Mais le ministère compétent garde un œil bienveillant sur cette médecine alternative dans l’air du temps…       <br />
              <br />
       En attendant, concrètement, plusieurs établissements hospitaliers et cliniques privées d’Auvergne-Rhône-Alpes proposent déjà à leurs patients une intervention sous hypnose médicale. C’est le cas, dans la grande région lyonnaise, de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant, de l’Infirmerie Protestant, de la Clinique du Val d’Ouest, du Centre Hospitalier Saint Luc Saint Joseph, de l’Hôpital de la Croix-Rousse et de l’Hôpital Nord-Ouest de Villefranche, tous financés par la Fondation Apicil. Par ailleurs, l’Université Clermont Auvergne a créé en 2017 un diplôme dédié à l’hypnose. Une trentaine d’élèves en formation initiale (étudiants post-2ecycle) ou en formation continue (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, masseurs-kinés) suivent un programme de 80 heures composé de huit sessions de deux journées.       <br />
       <span style="font-style:italic">Pascal Auclair</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Stress post-traumatique: bouger les yeux pour aller mieux - Pourquoidocteur</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/25391834-26692511.jpg?v=1536681877" alt="Hypnoscope Août 2018 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Août 2018 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">L’EMDR, pour &quot;Eye Movement Desensitization and Reprocessing&quot;, est une psychothérapie basée sur les mouvements oculaires. Elle permet d’atténuer les troubles de stress post-traumatique. Mais pas uniquement. La dépression ou les phobies peuvent aussi en bénéficier.</span>       <br />
              <br />
       Pas besoin de prendre de l’ecstasy ou encore de la MDMA pour soigner le stress post-traumatique. Il vous suffit de bouger les yeux ! Une thérapie appelée EMDR (pour Eye Movement Desensitization and Reprocessing) s’avère efficace.       <br />
       Découverte il y a trente ans par la psychologue américaine Francine Shapiro, elle consiste à exercer des stimulations bilatérales alternées (SBA) sur un malade, pendant que ce dernier se remémore l’évènement traumatisant. Selon The Conversation, 80% des personnes atteintes d’un traumatisme dit &quot;simple&quot; sont soignées en une à huit séances d’EMDR.        <br />
              <br />
       <b>Le stress post-traumatique, c’est quoi ?</b>       <br />
       Le trouble de stress post-traumatique, appelé aussi syndrome de stress post-traumatique (PTSD), est un trouble anxieux qui se développe après un évènement traumatisant, au cours duquel la personne ressent une détresse importante. Cela peut être une catastrophe naturelle, un attentat, un accident de la route, des sévices physiques ou encore sexuels.       <br />
              <br />
       On parle de syndrome de stress post-traumatique lorsque la période d’anxiété qui suit l’évènement choquant est anormalement longue. La personne traumatisée revit en permanence cet évènement à travers des souvenirs, des cauchemars. Certaines pensées peuvent virer à l’obsession et provoquer une dépression. D’autres signes peuvent apparaitre: engourdissement émotif, troubles du sommeil, irritabilité, hypervigilance. Selon une étude, le traumatisme pourrait aussi laisser des séquelles héréditaires.       <br />
              <br />
       <b>Détacher le souvenir du traumatisme</b>       <br />
       L’EMDR est une thérapie qui agit sur les souvenirs hantant la personne atteinte de syndrome de stress post-traumatique. Le professionnel de santé applique des stimulations bilatérales appliquées (SBA) pendant que le patient se souvient de l'évènement choquant.       <br />
       Il s’agit de mouvements des yeux allant de droite à gauche et de gauche à droite. Mais il y a aussi des sons, des &quot;bip&quot; qui parviennent d’une oreille à l’autre. Et des tapotements d’une partie du corps (la main ou le genou) d’un coté, puis de l’autre. Ensuite, le thérapeute arrête toute stimulation et le patient doit décrire son ressenti. Puis, les SBA reprennent, et cela pendant plusieurs séances. Jusqu’au jour où le souvenir du patient n’est plus lié à quelque chose de traumatisant.       <br />
              <br />
       <b>L’EMDR modifie la perception du cerveau sur le souvenir</b>       <br />
       Quand un souvenir est traumatisant, il n’est pas traité par le cortex dans le cerveau, mais dans le cerveau limbique, la partie du cerveau liée aux émotions. En quelque sorte, l’EMDR permet de &quot;recoder&quot; l’information traumatique et de la remettre à la bonne place pour être traitée.       <br />
       Les mouvements oculaires permettent de diminuer la charge émotionnelle du souvenir. Ainsi, l’amygdale, partie du cerveau liée au sentiment de danger ou de peur, n’est plus activée. Et c’est lorsque cette dernière n’est plus activée que le traumatisme disparait. Lorsque l’on subit un petit choc, ce processus de restructuration se fait naturellement. Mais en cas de gros traumatisme, ce n’est pas le cas. Et les symptômes de stress post-traumatique apparaissent.       <br />
       Certains thérapeutes utilisent l’EMDR pour traiter aussi les phobies, les addictions ou encore la dépression. En juin dernier, des chercheurs de l’Inserm ont constaté que cette technique pouvait être bénéfique pour réduire le stress des patients reçus aux urgences.       <br />
       <span style="font-style:italic">Johanna Hébert </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’hypnose qui soigne - Radio Canada</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/25391834-26692542.jpg?v=1536681733" alt="Hypnoscope Août 2018 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Août 2018 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">C'est une pratique encore marginale dans le milieu de la santé, chez nous. Mais l'hypnose permet aux soignants d'aider leurs patients à ressentir moins de douleur. La science, d'ailleurs, comprend de plus en plus précisément ce qui explique ces succès.</span>       <br />
              <br />
       Un texte de Jean-François Bouthillette, des Années lumière       <br />
       À l’occasion du 21e Congrès mondial d’hypnose médicale et clinique, des chercheurs et soignants de partout dans le monde ont convergé vers Montréal. Parmi eux, des dentistes, psychologues et médecins qui ont en commun l’utilisation de techniques d’hypnose pour aider leurs patients.       <br />
       La psychologue Clarisse Defer travaille auprès de patients atteints de cancer au service de radio-oncologie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal. Pour elle, l’hypnose est un outil qui permet d’aider ses patients à vivre avec leur cancer et les traitements envahissants qu’ils reçoivent.       <br />
       Dans son bureau, elle hypnotise les patients qui le souhaitent. D’une voix grave, d’un ton lent, elle les amène à se glisser dans un état de calme et de bien-être.       <br />
              <br />
       « J’invite la personne à s’asseoir, à fermer les yeux. En accompagnant le mouvement de sa respiration, je vais lui proposer, sous la forme de suggestions, par le choix de mots apaisants, de rentrer dans cet état de conscience modifiée, décrit par les patients comme un moment d’absorption, où l’on est plus à l’intérieur de soi, moins conscient de l’environnement extérieur », explique Clarisse Defer.       <br />
       Pas d’inquiétude à avoir, précise-t-elle : il ne s’agit pas d’une prise de contrôle de l’esprit du patient par autrui. Il s'agit plutôt d’accompagner le patient pour qu’il atteigne lui-même cet état d’absorption – qu’il pourra idéalement atteindre bientôt seul, sans son aide.       <br />
       « Je peux aussi leur suggérer de laisser leur esprit voyager dans un endroit agréable », ajoute-t-elle. Les traitements potentiellement anxiogènes, voire traumatisants, passent ainsi plus facilement.       <br />
              <br />
       <b>Jusqu’à des chirurgies sans anesthésie générale</b>       <br />
       Au-delà de l’anxiété, l’hypnose permet de réduire la douleur des patients. Non seulement de la rendre moins menaçante, ou moins envahissante, mais bien d’agir directement sur l’intensité de la douleur.       <br />
              <br />
       Une illustration spectaculaire de cela peut être trouvée dans les travaux de l’anesthésiste Marie-Elisabeth Faymonville, directrice du Centre de la douleur du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège, en Belgique.       <br />
       Cette spécialiste de la douleur est célèbre pour avoir mis au point la technique de l’hypnosédation. En plongeant des patients en état d’hypnose, elle est parvenue à permettre des chirurgies importantes (opération à la thyroïde, mastectomie, greffe) qui requièrent habituellement une anesthésie générale, non dénuée d’effets secondaires et de risques.       <br />
              <br />
       « Le patient est placé dans cet état d’hypnose, de conscience modifiée. L’équipe chirurgicale complète avec une simple anesthésie locale, limitée au territoire où il travaille. En cas de besoin, l’anesthésiste peut donner un médicament antidouleur en intraveineux. Mais, toujours, le patient reste conscient. Conscient, mais mentalement absent du bloc opératoire », dit Marie-Elisabeth Faymonville.       <br />
       D’autres usages des vertus analgésiques de l’hypnose, moins spectaculaires, sont néanmoins pleins de promesses en santé. La gestion de douleurs chroniques avec moins de médicaments, par exemple.       <br />
       <b>       <br />
       Explications scientifiques</b>       <br />
       Pendant que les résultats en clinique s’accumulent et sont abondamment documentés, la science comprend de mieux en mieux ce qui se passe dans le cerveau d’un patient hypnotisé.       <br />
       Les appareils d’imagerie permettent d’observer que le cerveau se transforme quand un patient est en état d’hypnose       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">«On a vu que la façon dont le cerveau reçoit l’information douloureuse change drastiquement quand on est en hypnose. On a même constaté que le réseau de la douleur dans le cerveau, qui s’active quand on a mal, travaille autrement quand on est en hypnose. C’est dire que les connexions, à l’intérieur du cerveau, se modifient!»</span>       <br />
       —Marie-Elisabeth Faymonville       <br />
              <br />
       Le chercheur Pierre Rainville explore lui aussi l’effet de l’hypnose sur la douleur. Dans son laboratoire de neuropsychophysiologie de la douleur, au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, il compare ce que vivent des participants hypnotisés ou non hypnotisés devant les mêmes stimuli douloureux.       <br />
              <br />
       Son équipe et lui ont mesuré que les patients sous hypnose – à qui l’on fait des suggestions dans le sens d’une analgésie – tolèrent mieux la douleur infligée par de l’eau chaude ou des petits courants électriques. Ils rapportent, après coup, avoir fait l’expérience d’une douleur moindre que les participants non hypnotisés.       <br />
       Mais les mesures de Pierre Rainville vont au-delà de ces rapports subjectifs par les participants. Il mesure même davantage que l’activité des différentes zones du cerveau.       <br />
              <br />
       « Non seulement le cerveau réagit moins, mais on mesure des réponses physiologiques périphériques, dit Pierre Rainville. Le rythme cardiaque, par exemple – qui, normalement, augmente avec la douleur –, augmente moins. Des réflexes moteurs de protection vont être atténués, ce qui témoigne d’une activation des mécanismes de régulation du cerveau vers le tronc cérébral et la moelle épinière. [...] L’effet va au-delà de la seule interprétation de la douleur ; ça peut atténuer le traitement du signal sensoriel dès son entrée dans le système nerveux au niveau de la moelle épinière. »       <br />
       L’hypnose est plus utilisée dans le domaine de la santé en Europe qu’au Canada. Là-bas, des universités ont déjà intégré ces techniques à la formation de psychologues, de dentistes, d’anesthésistes ou d’infirmières.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.formation-hypnose.com/photo/art/imagette/25391834-26692542.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.formation-hypnose.com/Hypnoscope-Aout-2018-Actualites-Therapeutiques_a176.html</link>
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   <title>Hypnoscope Avril 2017 - Actualités Thérapeutiques</title>
   <pubDate>Tue, 02 May 2017 15:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Hypnoscope]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Lancement d'une nouvelle revue : TRANSES </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/We97IOUMyvw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Une nouvelle revue sur l'hypnose et les états de conscience modifiée publiée aux Editions Dunod.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'hypnose en pédiatrie pour aider les enfants à supporter les soins - FranceTV Info</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.formation-hypnose.com/video/<iframe width="544" height="306" src="//embedftv-a.akamaihd.net/3270f3d16a78426e388ef788ae2f65f3" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen></iframe><br /><a href="http://www.francetvinfo.fr/sante/video-hypnose-en-pediatrie-eveiller-la-creativite-pour-mieux-supporter-les-soins_2101263.html" target="_blank">Avenue de l'Europe. Les bienfaits de l'hypnose en pédiatrie</a>     </div>
     <div>
      Se soigner autrement, c'était le thème du magazine &quot;Avenue de l'Europe&quot; le 12 avril 2017. En France, l'hypnose fait une timide entrée à l'hôpital, mais en Belgique, il y a longtemps qu'elle est la bienvenue dans tous les services. Notamment en pédiatrie. Extrait.       <br />
       Se soigner autrement, c'était le thème du magazine &quot;Avenue de l'Europe&quot; le 12 avril 2017. En France, l'hypnose fait une timide entrée à l'hôpital, mais en Belgique, il y a longtemps qu'elle est la bienvenue dans tous les services.       <br />
              <br />
       Dans cet extrait, nous partons à Bruxelles, où les Cliniques universitaires Saint-Luc forment à l'hypnose tous les soignants qui le souhaitent. Les patients, eux, peuvent en bénéficier dès le plus jeune âge. Elle aide par exemple Gabriel, 10 ans, à supporter des traitements lourds.        <br />
              <br />
       &quot;Une technique qui éveille la créativité&quot;       <br />
              <br />
       L'infirmière s'appuie sur les goûts du petit garçon pour l'envoyer en imagination dans une station de ski. En posant sa main sur le ventre de l'enfant, elle l'accompagne, le temps que l'aide-soignante fasse un prélèvement. Quelques instants plus tard : la neige était bonne, le petit patient est souriant, le soin s'est bien passé.       <br />
              <br />
       &quot;En pédiatrie, il faut être omniprésent&quot;, explique l'infirmière, Sophie Vanderheyden, car les petits patients doivent être soutenus tout au long du processus. &quot;Cette technique qui éveille la créativité&quot; fonctionne très bien sur les enfants : &quot;Ils partent beaucoup plus vite qu'un adulte, qui va mettre dix minutes pour 'être au ski'. Eux, ils y vont tout de suite... et ils reviennent aussi vite !&quot;       <br />
              <br />
       Extrait de &quot;Belgique : patients sous hypnose&quot;, un reportage diffusé dans &quot;Avenue de l'Europe&quot; le 12 avril 2017.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La pionnière en Europe de l'hypnose à l'hôpital est belge -  FranceTv Info</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.formation-hypnose.com/video/<iframe width="544" height="306" src="//embedftv-a.akamaihd.net/8f7390d373e30286fd97fd863cfabfc6" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen></iframe><br /><a href="http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/video-la-pionniere-en-europe-de-l-hypnose-a-l-hopital-est-belge_2143518.html" target="_blank">Avenue de l'Europe. La pionnière de l'hypnose à l'hôpital est belge</a>     </div>
     <div>
      Il y a vingt-cinq ans, le Dr Marie-Elisabeth Faymonville réalisait les premières anesthésies chirurgicales sous hypnose au CHU de Liège. Rencontre avec la pionnière de l'hypnose anesthésique dans cet extrait du magazine &quot;Avenue de l'Europe&quot;.       <br />
       Il y a vingt-cinq ans, elle réalisait les premières anesthésies chirurgicales sous hypnose au CHU de Liège. Depuis, près de dix mille interventions ont été effectuées en utilisant cette technique. La Belgique est un pays en pointe dans l'utilisation de l'hypnose à l'hôpital.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, le Dr Marie-Elisabeth Faymonville, responsable du Centre de la douleur au CHU de Liège, enseigne l'hypnose dans le cadre de formations universitaires destinées aux médecins, dentistes ou psychologues. Rencontre avec une pionnière de l'hypnose anesthésique dans cet extrait du magazine &quot;Avenue de l'Europe&quot;.       <br />
       <b>       <br />
       Le pouvoir aux patients</b>       <br />
              <br />
       Pour Marie-Elisabeth Faymonville, &quot;l'hypnose ne remplace pas la médecine classique, mais elle peut être un outil extrêmement utile pour que le patient amène ce qu'il a en lui comme ressources pour améliorer sa situation. Cette participation active, c'est très valorisant pour lui. On lui donne de la force, empowerment comme on dit en anglais : on lui donne du pouvoir. Et ça, c'est utile, et peut-être largement sous-estimé dans l'approche classique de la médecine.&quot;       <br />
              <br />
       Extrait de &quot;Belgique : patients sous hypnose&quot;, un reportage diffusé dans &quot;Avenue de l'Europe&quot; le 12 avril 2017.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les super pouvoirs de l'intestin - Enquête de santé  - France 5</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/UnMzNIsQVSY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Séance d'hypnose pour le syndrome de l'intestin irritable en vue de calmer les douleurs.       <br />
       La séance commence à partir de 23'26
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.formation-hypnose.com/photo/art/imagette/12916259-19707634.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.formation-hypnose.com/Hypnoscope-Avril-2017-Actualites-Therapeutiques_a139.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.formation-hypnose.com,2026:rss-10816565</guid>
   <title>Hypnoscope Décembre 2016 - Actualités Thérapeutiques</title>
   <pubDate>Thu, 22 Dec 2016 16:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Hypnoscope]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Dépression, addictions, phobies... L'intérêt de l'EMDR, une thérapie douce - Top Santé</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/10816565-17870339.jpg?v=1483010977" alt="Hypnoscope Décembre 2016 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Décembre 2016 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Surtout connue dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique, l'EMDR, qui utilise notamment le mouvement des yeux, est de plus en plus pratiquée pour chasser les phobies, les addictions ou la dépression.</span>       <br />
              <br />
       En France, c'est le livre « Guérir » du psychiatre David Servan-Schreiber qui a fait connaître l' EMDR (« désensibilisation et retraitement par le mouvement des yeux » en français). Elle a été découverte par hasard aux États-Unis, il y a une trentaine d'années, par la psychologue Francine Shapiro : elle s'était rendu compte que suivre du regard des vols d'oiseaux l'aidait à chasser ses idées noires, L'efficacité de cette méthode de psychothérapie qui soigne l'esprit en faisant bouger les yeux a été reconnue par de nombreuses études.       <br />
              <br />
       <b>L'EMDR, c'est efficace ?</b>       <br />
        Parler d'un traumatisme qui nous affecte n'est souvent pas suffisant pour guérir : il est important de passer aussi par le corps et par les émotions. Les mouvements oculaires favoriseraient la formation de nouvelles connexions entre les souvenirs du traumatisme . Au cours de la séance, grâce à l'attention portée simultanément à la situation problématique et aux stimulations sensorielles dans le présent, des informations apaisantes sont transmises aux régions du cerveau impliquées dans la peur. Les images, les sons et les sensations liés au traumatisme stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel, basculent alors dans la pensée rationnelle et sont archivés dans le passé.       <br />
        « Cela permet de libérer l'amygdale, la partie du cerveau liée aux émotions,  de faire appel à ses propres ressources et de &quot;digérer&quot; le traumatisme, un peu comme quand on rêve » , indique le Dr Gérard Ostermann.       <br />
              <br />
       <b>Comment se déroule une séance ?</b>       <br />
       Mis en confiance par le praticien, on est d'abord invité à parler des éléments marquants de sa vie. Puis la méthode est expliquée et la séance peut commencer. Le praticien propose de penser à un « lieu sûr » où l'on se sent bien (une plage, une clairière, un chalet). Puis il demande d'évoquer la situation problématique, la pensée négative (« je suis en danger »), l'émotion désagréable (la peur), ainsi que la pensée positive que l'on veut mettre à la place (« je suis en sécurité, j'ai les ressources pour m'en sortir »).  « J'invite alors la personne à suivre du regard le balayage de ma main de gauche à droite en gardant à l'esprit en même temps le passé traumatisant et le présent sécurisant, ainsi que les sensations dans le corps, explique le Dr Ostermann.       <br />
        Je parle très peu, juste quelques mots de soutien... Si elle traverse des émotions intenses, elle peut revenir à tout moment dans son lieu sûr, sa clairière, son chalet. » Une autoévaluation du malaise (de 1 à 10) est faite avant et après. On termine par un temps de parole et un « scanner du corps » pour évaluer les sensations des pieds à la tête. Le tout dure d'une heure à une heure trente. Les séances suivantes sont souvent un peu plus courtes, on travaille sur la même situation ou sur une autre.       <br />
              <br />
       <b>Les mouvements des yeux sont-ils systématiques ?</b>       <br />
        Au début, on n'utilisait que les mouvements oculaires, mais l'on s'est rendu compte depuis que d'autres stimulations bilatérales avaient le même effet : tapping (tapotements sur les rotules, les mains ou les épaules), stimulation auditive (des écouteurs délivrent des sons alternatifs) ou capteurs qui vibrent dans chaque main.  « Certaines personnes sont plus auditives que visuelles... Je cherche le canal sensoriel privilégié de chacun et j'utilise ce qui marche le mieux » , précise notre expert.       <br />
              <br />
       <b>Que peut-on traiter avec cette méthode ?</b>       <br />
       Si l'EMDR a d'abord été validée dans le stress post-traumatique , les études ont montré depuis que cette méthode soignait aussi les phobies , les attaques de panique, les addictions , les troubles du comportement alimentaire... Mais aussi les deuils difficiles, l' anxiété , la dépression et ses rechutes, et même la douleur. La thérapie fonctionne dès lors qu'un trauma, même minime, est à l'origine du problème. Pour une dépression, cela peut être une rupture, un licenciement, une blessure de l'enfance...       <br />
              <br />
        « L'EMDR nettoie les traumatismes parfois oubliés, qui ont été &quot;avalés&quot; sans être &quot;digérés&quot; et restent donc figés dans le corps comme un bloc. Parfois le résultat est spectaculaire : je me souviens d'une femme violée par son prof de musique dont le visage s'est transformé à la fin d'une séance... Elle voyait toujours la scène, mais cela ne lui faisait plus rien » , raconte le Dr Gérard Ostermann.       <br />
              <br />
       <b> Quelle est la durée du traitement ?</b>       <br />
        L'EMDR a l'avantage d'agir beaucoup plus vite que la plupart des autres méthodes, y compris les TCC (thérapies cognitivo-comportementales), en moyenne en cinq à dix séances d'une heure.  « Souvent, un traumatisme en cache un autre, plus ancien et plus profond qui revient à la surface. On les traite successivement à chaque séance, jusqu'à s'en débarrasser complètement. Le résultat de l'EMDR est durable, ce qui est acquis est acquis » , souligne notre expert. Elle fonctionne également très bien avec les enfants.       <br />
              <br />
       <b> À qui s'adresser ?</b>       <br />
        Même si la technique paraît simple et presque magique, elle ne se limite pas à l'aspect mécanique du mouvement des yeux ou de la stimulation alternée, mais prend aussi en compte les émotions, la verbalisation... Comme toute thérapie, elle nécessite une formation en psychologie et une solide expérience pour soutenir et guider la personne. Il est donc important de s'adresser à un praticien accrédité.       <br />
       De façon presque hypnotique (ici en suivant des yeux le doigt du praticien), on va « stocker » dans son cerveau les émotions négatives, et ainsi « digérer » un stress , un trauma...       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Notre expert :  Dr Gérard Ostermann, médecin interniste, psychothérapeute et praticien EMDR Europe (Bordeaux)</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’hypnose, cette incroyable capacité autothérapeutique - DH.be</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/10816565-17895351.jpg?v=1482417845" alt="Hypnoscope Décembre 2016 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Décembre 2016 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      Entretien avec Gérald Brassine à l’occasion de la sortie de son roman <span style="font-style:italic">La vengeance du Jaguar</span>, qui met en avant le pouvoir thérapeutique de l’hypnose.       <br />
              <br />
       Si l’hypnose est un état modifié de conscience naturel, l’hypnothérapie est l’apprentissage de cet état habituellement spontané et de son usage afin d’en tirer un bénéfice. Cet état d’hyperconcentration dans lequel les capacités sensorielles et motrices sont modifiées permet d’initier une conduite appropriée dans un but thérapeutique. À en croire le nombre considérable d’articles de presse, émissions télévisées, chroniques web et autres moyens de communication modernes, l’hypnose a le vent en poupe.       <br />
              <br />
       Cependant, bien que s’invitant de plus en plus régulièrement dans les médias qui surfent sur sa vague de popularité, cette thérapie douce et naturelle qu’offre l’hypnose demeure encore méconnue, ou plutôt mal connue, du grand public.       <br />
       Différents facteurs contribuent à ce manque de compréhension. D’une part, les idées préconçues, telles que la peur de ne pas pouvoir se   réveiller , de se faire hypnotiser contre son gré, de revivre des souvenirs douloureux, amènent à une interprétation erronée.       <br />
       D’autre part, souvent associée aux hypnotiseurs de foire, elle suscite de nombreux fantasmes et crée d’autres fausses croyances comme la peur de se faire dominer, manipuler à son insu, ou encore de perdre le contrôle de soi.       <br />
              <br />
       Psychothérapeute , hypnothérapeute et fondateur de l’Institut Milton H. Erickson de Belgique (IMHEB), Gérald Brassine nous livre sa définition de l’hypnose. &quot;C’est un phénomène naturel, tout à fait comparable à être dans la lune. Cet état se déclenche dans des tas d’activités quotidiennes, comme par exemple rouler en voiture, être plongé dans une lecture, dans un film, être passionné par son sport… On entre dans un état de concentration qui permet d’avoir un contrôle qu’on n’a pas d’habitude.&quot;        <br />
              <br />
       Ici, rien de spectaculaire, si ce ne sont les résultats obtenus dès la première séance. Les patients apprennent à reprendre le contrôle sur leur système nerveux autonome, sorte d’ordinateur de bord gérant les émotions et les sensations.       <br />
       Enseignée à ses élèves, futurs praticiens en hypnose conversationnelle PTR (*), l’hypnose moderne dispensée par Gérald Brassine repose sur l’idée que l’hypnose n’est pas le fruit de la suggestion mais bien le fruit de l’usage de notre imaginaire. En d’autres termes, il s’agit d’une hypnose égalitaire, active et participative dans laquelle le patient est l’égal du thérapeute et a sa part de travail à accomplir. Une fois la relation de confiance établie, le travail thérapeutique peut commencer.       <br />
              <br />
       Ses champs d’application sont très larges. &quot;En tant que psychothérapeute, je connais surtout ce qui est afférent à la santé mentale (dépression, phobie, traumatisme) et psychosomatique, c’est-à-dire ce qui est à cheval entre la médecine et la santé mentale (les maladies des voies digestives supérieures, comme acidités, ulcères, hernie hiatale, les maladies des voies inférieures, comme le colon irritable ou d’autres maladies plus importantes, mais également une des polyarthrites évolutives, un certain nombre de maladies de la peau, problèmes de dos). Il y a aussi tout ce qui concerne les problèmes liés à la maternité (avortement, fausse couche, accident durant l’accouchement…), le deuil…&quot;        <br />
              <br />
       &quot;L’idée est d’aller visiter l’inconscient et lui demander quelles sont les bon nes raisons pour qu’il y ait ce problème… Le gros avantage d’une hypnose conversationnelle active c’est de pouvoir aider la personne à aller retrouver ses propres vérités.&quot;  Après avoir pris le temps de mettre en place toutes les protections hypnotiques nécessaires, le thérapeute accompagne le patient afin d’aller désensibiliser l’incident traumatique.       <br />
              <br />
       Comme l’explique Gérald Brassine, &quot;le cerveau est bête et c’est en cela qu’il est malin&quot;, au sens où il ne fait pas complètement la différence entre le réel de l’imaginaire. Ainsi, il va être possible d’aller modifier un souvenir inscrit dans l’inconscient afin d’entraîner un changement dans son comportement actuel. &quot;Contrairement aux idées véhiculées par les hypnotiseurs de foire, l’hypnose ne nous fait pas faire des choses que nous ne voulons pas. Bien au contraire, au lieu de perdre du pouvoir sur soi-même, on en gagne&quot;, conclut Gérald Brassine.       <br />
       <span style="font-style:italic">Eric Guidicelli</span>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le cerveau dans tous ses états - Sciences et avenir</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.formation-hypnose.com/photo/art/default/10816565-17895419.jpg?v=1482420558" alt="Hypnoscope Décembre 2016 - Actualités Thérapeutiques" title="Hypnoscope Décembre 2016 - Actualités Thérapeutiques" />
     </div>
     <div>
      Extraits choisis       <br />
              <br />
       Relaxation, méditation, hypnose, EMI... La conscience, caractérisée par la fréquence des ondes cérébrales, peut être modifiée à volonté, avec des bénéfices pour la santé.       <br />
       Si l'on portait en permanence un casque à électrodes qui mesure l’activité électrique de notre cerveau (électroencéphalographie ou EEG), nous observerions que l’on expérimente, chaque jour, de multiples états de conscience, chacun correspondant à l’émission d’ondes cérébrales différentes, d’une gamme de fréquence particulière (en hertz). De nombreuses techniques permettent de passer volontairement d’un état à un autre. Décryptage.       <br />
              <br />
       LES DIFFÉRENTES ONDES DU CERVEAU. Lorsqu’il est en veille active, notre cerveau émet surtout des ondes rapides, dites bêta (de 12 à 30 Hz), avec l’apparition d’ondes gamma spécifiques (vers 40 Hz) lors d’une activité intellectuelle et mentale (intense). Alors qu’en relaxation légère ou éveil calme (assis dans son canapé yeux fermés par exemple), ce sont des ondes alpha (de 8 à 12.Hz) qui dominent. Les ondes thêta (4 à 8 Hz) correspondent, elles, à la relaxation profonde, la méditation et à un certain type de sommeil (paradoxal). Enfin, en sommeil profond, les ondes majoritaires sont de type delta (de 0,5 à 4 Hz). « Au cours d’une journée, nous ne faisons que passer d’un état de conscience à l’autre », explique Marie-Élisabeth Faymonville, chef du service d’algologie- soins palliatifs du CHU de Liège, hypnothérapeute mondialement reconnue.       <br />
              <br />
       LES DIFFÉRENTS ÉTATS MODIFIÉS DE CONSCIENCE. Ce large éventail d’états de conscience, modulés par les ondes cérébrales, peut modifier les perceptions. Parfois, le changement est involontaire et brutal. Ainsi, en cas de danger mortel ou de situation émotionnelle extrême, nous pouvons basculer dans un état dit d’expérience de mort imminente (EMI) dont on commence à percer les secrets (lire p. 38). Ou se mettre en hypnose spontanée. « Les gens peuvent avoir l’impression de sortir de leur corps, de ne plus sentir de douleur, d’être dissociés », rapporte Marie-Élisabeth Faymonville. Mais ce « débrayage » cérébral peut aussi être volontairement provoqué. Les chamans ou les moines bouddhistes, entre autres, ont appris à moduler leurs ondes cérébrales par la transe, l’état extatique ou la méditation profonde. En Occident, d’autres méthodes telles que la relaxation, la sophrologie, l’hypnose, la méditation de pleine conscience ou le yoga nidra font recette. Point commun : toutes sont une dissociation entre l’esprit, le corps et l’environnement, où l’individu perd plus ou moins la notion de soi de l’espace et de temps. Mais toutes n’ont pas la même intensité de dissociation. D’où le classement que le professeur Faymonville a établi, de la simple relaxation à l’état extatique « où l’individu a la sensation d’être en fusion avec l’Univers » (voir l’infographie ci-dessous).       <br />
              <br />
       LES TECHNIQUES UTILISÉES. Différents moyens existent pour obtenir l’e. et désiré. Des plantes psychotropes comme l’ayahuasca (Amazonie), l’iboga (Afrique), des champignons hallucinogènes ou des drogues (LSD, kétamine…) induisent un état modifié de conscience. Non sans danger. Mais d’autres techniques corporelles le permettent tout autant. Selon Marc-Alain Descamps, professeur de psychologie et de yoga, auteur de Corps et extases, cela va de l’hyperventilation (transe chamanique, yoga, soufisme…) aux rotations accélérées de la tête (derviches tourneurs), en passant par l’isolation des sens ou la répétition de phrases ou d’images mentales. Quel que soit l’état recherché, le stimulus répétitif est le meilleur catalyseur. Il sature les sens et permet à d’autres fonctions cognitives de s’exprimer. Un peu comme si l’on distrayait le chef d’orchestre afin que des instruments en arrièreplan puissent jouer librement. Les techniques d’induction hypnotiques utilisent ce principe.       <br />
       «Elles saturent le cerveau d’informations, poursuit l’hypnothérapeute. Je demande au patient de bien focaliser son attention sur ses pieds, de remarquer tous les changements qui surviennent, etc. À force d’être dans cet hypercontrôle, on perd le contrôle.» Les chamans utilisent, eux, des battements de tambour répétitifs. « Cela limite l’entrée sensorielle à un seul stimulus auditif hautement prévisible, explique Michael Hove, du Max Planck Institute for Human Cognitive and Brain Sciences de Leipzig (Allemagne) qui étudie la transe chamanique. Les chamans se retrouvent ainsi dans un état si absorbé qu’ils se désengagent de l’environnement sensoriel. » De précédentes recherches ont montré que la fréquence des percussions utilisée se situait entre 3 et 7 Hz selon un rythme immuable, cette fréquence correspondant à celle des ondes thêta du cerveau. Ce qu’a confirmé Michael Harner, célèbre anthropologue américain, qui a déterminé que 220 battements par minute (un peu moins de 4 Hz) étaient la fréquence idéale.       <br />
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       LES EFFETS INTRIGANTS DE LA MÉDITATION ET DE L’HYPNOSE. Le Coma Science Group du CHU de Liège (Belgique) a montré en 2013 que l’hypnose activait également des réseaux internes (conscience de soi) et entraînait une baisse des réseaux externes (conscience de l’environnement). De même, les études d’Andrew Newberg de l’université de Philadelphie et de Richard Davidson de l’université de Wisconsin-Madison, aux États- Unis, révèlent que lorsqu’un moine tibétain médite, l’activité dans le lobe préfrontal de son cerveau augmente, signe d’une concentration intense alors que celle de la région pariétale droite diminue, indiquant une perte d’attention temporelle et spatiale. Les zones limbiques (impliquées dans les émotions) sont aussi très actives, contribuant au sentiment de bienêtre. Par ailleurs, Richard Davidson a montré que les moines bouddhistes expérimentés produisaient, en méditant, près de 30 fois plus d’ondes gamma (activité mentale intense) que les débutants. Au CHU de Liège, une nouvelle question taraude aujourd’hui l’équipe : le niveau de conscience du cerveau en méditation est-il plus élevé qu’en phase d’éveil ? Le bouddhiste Matthieu Ricard s’est livré récemment à l’expérience. Réponse en 2017.       <br />
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       À QUOI SERVENT LES ÉTATS MODIFIÉS DE CONSCIENCE ? Selon Steven Laureys, responsable du Coma Science Group, les états modifiés de conscience spontanés tels que l’EMI seraient une protection psychologique dans une situation traumatisante. Pour les états provoqués (transe, méditation…), il y aurait d’autres bénéfices. Nancy Vuckovic, du Center for Health-Norwest de Portland (Etats-Unis), a ainsi montré sur 23 patientes souffrant de troubles temporo-mandibulaires douloureux que cinq séances de transe chamanique ont un effet antidouleur qui se prolonge au moins neuf mois. L’hypnose aussi module les circuits cérébraux de la perception de la douleur, comme l’a montré le Coma Science Group. L’équipe de Marie-Élisabeth Faymonville l’utilise donc au bloc opératoire, combinée à une anesthésie locale et à une sédation légère.       <br />
       Quant à la méditation, elle a fait son entrée dans une dizaine d’hôpitaux en France, comme à Strasbourg qui a même créé le premier diplôme universitaire de Médecine, méditation et neurosciences s’adressant à des médecins, psychologues ou chercheurs. Sa principale indication : les traitements antistress et la dépression (lire Sciences et Avenir n° 797, juillet 2013). « C’est un nouvel outil qui diminue de 30 % les rechutes dépressives », assure le professeur de psychiatrie Gilles Bertschy du CHU de Strasbourg. Après un épisode dépressif, les médecins proposent donc aux patients un programme de méditation de pleine conscience en huit semaines, validé par des essais cliniques, pour enrayer le phénomène. Au final, Gilles Bertschy n’est pas surpris de l’engouement pour ces techniques. « Nous sommes nombreux à avoir le sentiment d’être submergés par l’information. Le cerveau est suractivé, multitâche, distrait. C’est pourquoi on cherche de plus en plus de moyens de prendre de la distance, de faire une pause. » En toute conscience.       <br />
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