Collège d'Hypnose de Paris: une Formation Ericksonienne

Hypnoscope Août 2014 - Actualités Therapeutiques



L'hypnose au bloc opératoire atténue l'anxiété - La Dépêche.fr

Hypnoscope Août 2014 - Actualités Therapeutiques
Dans le cadre de la prise en charge des patients au bloc opératoire de l'hôpital de Lourdes, un des axes du projet de soins est le développement de techniques d'hypnose. Deux infirmières anesthésistes formées nous en parlent. Mme Macias et Jackie Saliot.
 
À quoi correspondent ces techniques d'hypnose ?
L'hypnose est un type de relation particulière entre le soignant et le patient qui va permettre à ce dernier de modifier une perception douloureuse ou de diminuer un état d'anxiété. Les différentes techniques accompagnent l'anesthésie.
 
Peut-on faire une séance hypnotique au bloc opératoire ?
Oui, celle-ci a pour but d'aider le patient à mobiliser ses propres ressources pour ne plus percevoir, durant un temps, la douleur et/ou l'anxiété.
 
Qui la réalise ?
Toute personne qui a reçu une formation ; ici, principalement les infirmières anesthésistes. Lors du staff de programmation hebdomadaire des interventions, chirurgiens et/ou anesthésistes proposent un accompagnement aux patients, en fonction de leurs pathologies, de leur anxiété ou sur demande.
 
Comment s'organise la prise en charge ?
Elle est réalisée par une équipe pluridisciplinaire et commence dès le transfert du service vers le bloc par les brancardiers, relayés par l'aide-soignant et les infirmiers de bloc. L'accueil est primordial. Le relais est pris par l'infirmière anesthésiste dans le calme, en lumière tamisée, de manière positive et en prenant le temps.

Quelles sont les limites de l'hypnose ?
Il faut le consentement du patient et sa compréhension. La barrière de la langue, le refus du patient ou le manque de disponibilité de l'infirmière sont des contre-indications.
 
Quels sont les bénéfices pour le patient ?
Une meilleure disposition à l'intervention avec un réveil plus serein et une douleur moindre car le patient ne présente pas d'agitation. Des études démontrent une diminution des besoins en drogues anesthésiques.
 
Quelles sont les évolutions possibles au CH de Lourdes ?
Mettre en place une rencontre formalisée, la veille de l'intervention, auprès des patients susceptibles de bénéficier d'une séance : exercice d'hypnose à visée de relaxation. L'engagement de l'hôpital dans la poursuite des formations sur l'hypnose est indispensable.


Deux techniques d'hypnose
Deux techniques d'hypnose sont utilisées à Lourdes : conversationnelle et sédation. La première s'appuie sur un détournement de l'attention sur un sujet qui détend le patient à partir de mots positifs, une écoute, une reformulation, une gratification du patient qui captent la concentration. La deuxième est un combiné de l'hypnose conversationnelle avec une anesthésie locale (par exemple, une anesthésie loco-régionale). Bien loin de l'hypnose vue à la télévision, ces techniques s'effectuent en partenariat avec le médecin anesthésiste et le chirurgien.
Propos recueillis par Jacot




Arnaud Kergroach et Nathalie Le Gall, deux infirmiers anesthésistes du Centre hospitalier de Cornouaille
Arnaud Kergroach et Nathalie Le Gall, deux infirmiers anesthésistes du Centre hospitalier de Cornouaille

Hypnose. Alternative à l'anesthésie à l'hôpital - Le Télégramme

Le patient opéré sous hypnose. Le Centre hospitalier de Cornouaille propose, depuis 2013, cette alternative, complète ou partielle, à l'anesthésie « classique». Objectifs visés : bien-être et meilleure récupération du patient... motivé.

Quelques dizaines d'opérations sous hypnose depuis 2013, sept infirmiers et un médecin anesthésiste formés au Centre hospitalier de Cornouaille (Chic) et dans les hôpitaux de Douarnenez et Pont-l'Abbé. Trois infirmiers en passe de l'être en 2015.
L'hypnose devient progressivement, lorsqu'elle se révèle possible ou souhaitée, une alternative ou un outil complémentaire à l'anesthésie. Le Chic doit cette avancée à l'abnégation d'une infirmière anesthésiste. « J'ai toujours été convaincue que l'hypnose pouvait apporter plus de bien-être et de confort au patient. C'était l'élément qui me manquait en anesthésie, que je pratique depuis dix ans à l'hôpital de Quimper. Je me suis renseignée sur les formations, j'ai fini par présenter un projet à la direction. J'ai insisté, l'équipe y a cru », émet Nathalie Le Gall.
« On la propose désormais dans pratiquement toutes les chirurgies : en ORL, gynécologie, orthopédie, urologie, de plus en plus en oncologie aussi pour les poses de chambres implantables, ou pour des interventions comme des coelioscopies et endoscopies », décrit l'infirmière formée à l'hypnose à l'Institut Émergences (Rennes) du docteur Claude Virot, un précurseur.

Dans trois cas de figure

Son collègue, Arnaud Kergroach, termine cette formation. « Actuellement, à Quimper, on propose l'hypnose dans trois cas de figure : en complément d'une anesthésie locale ; en substitution de l'anesthésie générale sur certaines interventions ; et il nous arrive de le faire un petit peu en urgences sur des gestes douloureux, comme une pose de voie veineuse », décrit l'infirmier anesthésiste. « Parfois, on vient nous chercher, par exemple, pour une ablation de matériel en orthopédie, quand le patient ne supporte pas du tout », illustre Nathalie Le Gall.
L'un et l'autre témoignent que les patients passent par toutes les formes de réaction lorsque la transe hypnotique leur est proposée en amont d'une intervention : « de rares refus catégoriques à beaucoup d'étonnement ».
« Nous travaillons à démystifier l'hypnose qui fait encore un peu peur même si les choses évoluent dans la tête des patients et médecins, qui en mesurent peu à peu l'intérêt. L'hypnose est encore un domaine où les gens pensent perdre pied, ont peur que l'on prenne le contrôle de leur esprit. C'est humain, mais pas juste », signifie Arnaud Kergroach.
« On leur explique que la transe hypnotique est un état naturel, vécu plusieurs fois par jour sans que l'on s'en rende compte. Lors d'un trajet en voiture, on peut être un peu dans la lune et, en arrivant, on ne se souvient plus être passé par tel ou tel endroit. Un enfant un peu rêveur au fond de la classe ou un spectateur absorbé par un film passionnant au cinéma vivent des transes hypnotiques », éclaire Nathalie Le Gall.

Un souvenir agréable

« On essaie au bloc opératoire de retranscrire toutes ces émotions-là à partir d'un souvenir, d'une situation agréable que l'on a évoquée au préalable lors d'un entretien, même d'un court échange, avec le patient. On focalise son attention », complète l'infirmière.
Que perçoivent ces professionnels, avec quelques mois de recul, de l'apport de l'hypnose ?
« La première chose mesurable, c'est une consommation nettement diminuée des produits d'anesthésie. Et puis il y a des choses moins palpables mais exprimées par les patients : une sensation de bien-être, une distorsion du temps pendant l'intervention qui leur paraît souvent plus courte qu'en réalité », répond Arnaud Kergroach. « On remarque des suites postopératoires plus simples, une perception plus agréable de l'expérience à l'hôpital. Les gens récupèrent plus rapidement », complète-t-il.
« Je pense que le patient est satisfait d'avoir puisé dans ses propres ressources, d'être acteur du soin sans quoi rien n'est possible. En salle de réveil, il n'y a pas photo », conclut sa collègue.


Neurosciences : les mauvais souvenirs ne sont pas indélébiles - Le Point.fr

Une étude suggère que les émotions associées à des souvenirs peuvent être réécrites, permettant d'adoucir ou d'assombrir des événements du passé.

Les émotions associées à des souvenirs peuvent être réécrites, permettant d'adoucir des événements douloureux du passé et à l'inverse d'assombrir des moments heureux, suggère une étude menée sur des souris au Japon et aux États-Unis et publiée mercredi dans la revue scientifique Nature.
"Cette propriété (de renversement) de la mémoire est utilisée cliniquement pour traiter" des maladies mentales, "cependant les mécanismes neuronaux et les circuits du cerveau qui autorisent ce changement de registre émotionnel demeurent largement méconnus", soulignent les chercheurs en préambule. L'objet de l'étude est de décrypter ces procédés sous-jacents, ouvrant la voie à de nouvelles pistes pour soigner des pathologies comme la dépression ou les troubles de stress post-traumatique. Elle "valide aussi le succès de la psychothérapie actuelle", explique à l'AFP le directeur de recherche Susumu Tonegawa.
 
Formation d'une inscription en mémoire

Ces travaux, fruit d'une collaboration entre l'institut japonais Riken et le Massachussets Institute of Technology (MIT) aux États-Unis, s'appuient sur une nouvelle technologie de contrôle du cerveau via la lumière, appelée "optogénétique", pour mieux comprendre ce qui se passe quand on se remémore de bons ou mauvais moments et si l'on peut modifier la valeur (négative ou positive) associée à un souvenir. Les résultats démontrent que l'interaction entre l'hippocampe, partie du cerveau qui joue un rôle central dans la mémoire, et l'amygdale, censée être une sorte de chambre de stockage des réactions positives et négatives, est plus flexible que ce qu'on pensait jusqu'à présent.
 
Pour parvenir à de telles conclusions, les chercheurs ont injecté une protéine d'algue sensible à la lumière à deux groupes de souris mâles. Ils ont ainsi pu suivre la formation d'une inscription en mémoire en temps réel, qu'ils ont réactivée à leur gré grâce à des impulsions lumineuses. Certains rongeurs ont été autorisés à jouer avec des femelles afin de créer un souvenir connoté positivement, tandis que leurs camarades se voyaient au contraire asséner un déplaisant choc électrique.
 
Transformer une répulsion en attirance

Dans un deuxième temps, les scientifiques leur ont fait artificiellement revivre ces souvenirs, tout en les soumettant simultanément à l'expérience opposée : les souris agréablement disposées recevaient un choc, tandis que les autres avaient la bonne surprise de rencontrer leurs comparses. La nouvelle expérience a pris le dessus sur l'émotion initiale. "Nous avons fait un test dans la première cage de laboratoire et la crainte originelle avait disparu", décrit Susumu Tonegawa, Prix Nobel de médecine en 1987. Cependant ce phénomène n'a pu être observé qu'en agissant sur l'hippocampe, sensible au contexte environnant, alors qu'il n'a pas été possible d'influer sur l'amygdale.
 
Les chercheurs, qui avaient déjà publié des travaux sur l'inscription en mémoire de faux souvenirs chez une souris, espèrent que leurs découvertes du changement de valence positive à négative (d'attirance à répulsion) et vice-versa, feront avancer la recherche médicale sur les maladies de type troubles dépressifs ou post-traumatiques, affectant notamment les militaires. À l'avenir, Susumu Tonegawa souhaite pouvoir "contrôler les neurones avec une technologie sans fil, sans outil intrusif comme les électrodes" et "potentiellement faire croître le nombre de souvenirs positifs par rapport aux négatifs". Reste à prouver que cette inversion d'émotion associée à un souvenir fonctionne de la même façon chez l'homme que chez la souris, même si l'on sait déjà que les processus mnésiques ont été conservés au cours de l'évolution des espèces.
 
Dans un commentaire rapporté par Nature, les chercheurs Tomonori Takeuchi et Richard Morris de l'université d'Edimbourg en Écosse estiment que cette étude jette une lumière nouvelle sur les mécanismes de la mémoire, tout en relevant les limites de l'optogénétique en la matière.
 

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